Lecornu a annoncé la création de 15 000 places en BTS et IUT, face à 250 000 lycéens sans formation. Malgré des postes supplémentaires et l’indexation des bourses sur l’inflation, les besoins en éducation restent largement insatisfaits.
Lecornu a ainsi annoncé 15 000 créations de places en BTS, IUT et santé, alors que les besoins correspondent à 250 000 lycéens titulaires du bac qui se retrouvent sans formation. Cela correspond à 6% des besoins, et ça ne compense pas les 53 000 places supprimés depuis 2024.

Il annonce la création de 1600 postes, dont 500 professeurs dans les lycées, 920 contractuels et 200 personnels dédiés à la santé mentale. Cela ne compense pas les besoins. 10 000 postes ont été supprimés depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron.
Le premier ministre a également annoncé d’indexer les bourses sur l’inflation, ce qui représente une augmentation des bourses de 112 millions d’euros. Mais les étudiants ont perdu 334 millions d’euros depuis 2024 à cause du gel du montant des bourses.
Il a également annoncé 5 milliards d’euros, dont 4 sous forme de prêt pour les régions et les départements et 1 milliard pour les 50 sites universitaires, afin de rénover le bâti. Les besoins nécessitent un plan de 50 milliards selon les associations et organisations syndicales.
Surtout rien n’a été annoncé sur le nombre d’élèves par classe alors que la France se trouve bien au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. Rien non plus sur le contrôle continu qui met en concurrence les lycées et remet en cause l’égalité des élèves sur la valeur du BAC. Sur le temps scolaire, rien pour remettre en cause les journées à rallonge, seulement une déclaration sur la pause déjeuner d’une heure maximum.
Anthony Brondel

















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