RÉPONDRE AUX PLUS GROS MENSONGES DU RN

Si vous souhaitez convaincre un proche que le RN est un danger et non la solution, voici quelques arguments.

Mais avant de commencer quelques conseils :  

  • Faire évoluer une opinion demande du temps : il est rare de convaincre quelqu’un au cours d’un seul échange, mais il est possible de faire installer le doute sur le projet du RN.
  • L’essentiel est de préserver une relation de confiance avec la personne afin de pouvoir poursuivre la discussion lors de futures conversations. Soyez honnêtes dans votre échange. Laissez parler l’autre, posez lui des questions et n’abordez pas la conversation de manière frontale.La discussion doit aussi se faire d’égal·e à égal·e.
  • L’écoute, la considération et la bienveillance sont vos meilleurs atouts : elles montrent que vous cherchez à comprendre plutôt qu’à imposer un point de vue, tout en vous permettant d’identifier les préoccupations et les valeurs qui comptent le plus pour votre interlocuteur ou interlocutrice. Chercher à vous placer dans les chaussures de l’autre. 
  • Cherchez des points communs avec la personne. Adaptez votre argumentation aux valeurs et à ce qui compte pour votre interlocuteur et expliquez en quoi les réponses proposées par l’extrême droite ne permettent pas d’y répondre de manière satisfaisante.

Sommaire:

Cliquez sur les mensonges du RN pour naviguer à travers les arguments qui correspondent.

1- « Le RN, c’est le parti qui défend le peuple »
-> FAUX ! Le RN défend les intérêts des grandes fortunes et de la finance. Ses votes à l’Assemblée nationale le démontrent.
2- « Le RN va régler les problèmes d’insécurité »
-> FAUX ! Dans les villes RN, l’insécurité augmente !
3- « La France Insoumise ne parle pas de sécurité »
-> FAUX ! LFI propose une autre doctrine de tranquillité publique qui se fonde sur ce qui fonctionne, pas sur de la com!
4- « Il y a un lien entre violence et immigration »
-> FAUX ! Les études montrent qu’il n’existe aucun lien ! 
5- « L’immigration coûte cher à la France »
-> FAUX ! C’est l’inverse ! 
6- « Les immigrés profitent des aides»
-> FAUX ! Ils paient plus qu’ils en reçoivent et beaucoup n’en bénéficient pas!
7- « Le RN défend les agriculteurs, pas LFI ! »
-> FAUX ! Là aussi, le RN défend les gros, pas les petits!
8- « Le RN a changé, il n’est plus un parti raciste d’extrême droite»
-> FAUX ! Le RN reste un parti dangereux composé de racistes et d’antisémites. Il suffit de regarder ses propositions et ses représentants.
9« On a jamais essayé le RN »

-> FAUX! Le RN a des élus et un bilan qui devrait inquiéter tout le monde !


Le RN adore se montrer comme le parti des classes populaires, en jouant la carte du « social ». Mais dans la réalité, les députés RN se montrent pro-riches et défendent les intérêts des plus fortunés.

Le RN ne défend pas la justice fiscale, il ne défend pas une meilleure progressivité de l’impôt (les petits payent petit et les gros payent gros). En 2025, le parti d’extrême droite a rejeté la hausse de la CSG sur les revenus du capital. Ils ont également voté contre le rétablissement de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) pour éviter de taxer les plus grandes fortunes, contre la taxe Zucman de 2% sur le patrimoine des ultra-riches et voté contre la suppression de l’abattement fiscal sur les dividendes.

Le RN s’est illustré encore récemment par deux votes contre la santé des français afin de protéger les intérêts des lobbys et des grands groupes. Il a été le seul parti à s’être opposé à un texte pour financer la lutte contre le cancer chez l’enfant (car refusant une taxe sur les laboratoires pharmaceutiques) et à s’être opposé à une proposition de loi visant à limiter l’exposition au cadmium, un métal lourd présent dans l’alimentation (pâtes, blé, pommes de terres…).

Le RN est contre une plus juste répartition des richesses pour soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs. En 2025 à l’Assemblée nationale, le RN a voté contre le blocage des prix du carburant, contre l’indexation des salaires sur l’inflation, contre la hausse du smic à 1600€, contre le gel des loyers des particuliers et des TPE/PME, contre la revalorisation des salaires des fonctionnaires.  Le RN a déposé un amendement pour faire payer plus de TVA aux micro-entrepreneurs, et suite à la mobilisation citoyenne, ils ont retourné leur veste. 

Ces dernières années, le RN s’est démarqué par une série de renoncements sur la question des retraites : défense de la retraite par capitalisation et refus de s’engager à abroger la réforme Borne sur la retraite à 64 ans allant jusqu’à défendre la retraite à 66 ans puis  la fin de l’âge légal de départ à la retraite.

Perpignan la plus grande ville administrée par le RN est devenue la deuxième ville française avec le plus grand nombre de policiers et policières par habitant.e et avec 300 caméras de vidéosurveillance installées. Mais sa politique sécuritaire et dogmatique ne s’appuie pas sur la prévention et ne s’attaque pas aux origines de la délinquance. Cette politique ne fonctionne pas. Il suffit de regarder les chiffresA Perpignan, les blessures volontaires dans la ville ont augmenté de 16%, les vols avec armes de 30% et les violences sexuelles de 20% en 2021 et en 2022.

En 2025,  les crimes et délits ont continué de grimper de 10%, plaçant Perpignan dans le palmarès des communes les moins sûres de France et l’éjectant du top 100 de celles où il fait bon vivre.

Selon Le Monde, en dépit de dépenses à la hausse (recrutement de policiers municipaux et armement), les crimes et délits augmentent depuis 2019 dans sept des neuf villes administrés par le RN : Perpignan, Fréjus, Hayange, Beaucaire, Le Pontet, Moissac; Bruay-la-Buissière et Mantes-la-ville.

Dire que « La France insoumise ne parle pas de sécurité » est faux. LFI a consacré un livret entier aux questions de tranquillité publique avec des propositions sur la police, la justice, la lutte contre les trafics, les violences intrafamiliales et la sécurité civile.

Contrairement à une caricature souvent entretenue, elle ne propose pas moins de police, mais une autre organisation de la police, fondée sur le triptyque «prévention, dissuasion, sanction ». 

LFI ne défend pas “le désarmement” de la police municipale, qui doit pouvoir se protéger. LFI estime que les pouvoirs de police du maire ne justifient pas le port d’armes létales, capables de tuer. Les municipalités ne doivent pas assumer des compétences de l’État, car elles n’en n’ont pas les capacités.

La France insoumise défend notamment le retour d’une véritable police de proximité. L’objectif est d’avoir davantage de policiers présents sur le terrain, connaissant les habitants, capables de recueillir des renseignements utiles et d’agir avant que les situations ne dégénèrent. Cette approche s’oppose à une logique uniquement réactive ou spectaculaire.

Le programme prévoit également de renforcer la police judiciaire, notamment par une augmentation des effectifs, afin de lutter contre les réseaux criminels, les trafics, la corruption et la délinquance organisée. LFI considère que l’efficacité passe par des enquêtes approfondies permettant de remonter les filières plutôt que par une politique du chiffre. 

LFI défend une sécurité qui protège les victimes, lutte contre les violences intrafamiliales, combat la délinquance par la prévention et la sanction, renforce les moyens des pompiers et de la sécurité civile, tout en s’attaquant aux causes profondes de l’insécurité comme la pauvreté, l’échec scolaire et les inégalités.

Nos propositions sont proches de celles appliquées à New York, qui vient de connaître une baisse historique de la criminalité depuis l’élection du nouveau maire Zohran Mamdani.

D’abord, les statistiques mises en avant sont souvent trompeuses : lorsque l’extrême droite affirme que les étrangers représentent 35 % des cambriolages, elle parle en réalité de 35 % des personnes qui sont mises en cause dans seulement 6 % des affaires élucidées. Autrement dit, 94 % des cambriolages ne sont pas résolus.

Sur les violences sexuelles, les chiffres brandis concernent des cas très spécifiques. En réalité, selon le ministère de l’Intérieur, 87 % des personnes mises en cause pour violences sexuelles sont françaises et seulement 13 % de nationalité étrangère. Surtout, 9 victimes de viol sur 10 connaissent leur agresseur, et dans près d’un cas sur deux, il s’agit du conjoint ou de l’ex-conjoint. Cela démontre qu’il n’y a aucun lien entre délinquance et immigration. 

Les étrangers représentent environ 8,8 % de la population, mais 17 % des personnes mises en cause. Cela montre une surreprésentation statistique, mais pas une causalité. Les chercheurs soulignent le rôle des facteurs sociaux (précarité, chômage, discriminations) et des biais du système pénal. À délit égal, un étranger a davantage de risques d’être contrôlé, poursuivi et incarcéré qu’un Français. Après plusieurs décennies de recherches internationales, les chercheurs du CEPII concluent à « l’absence d’impact de l’immigration sur la délinquance ».

En se focalisant sur quelques faits divers très médiatisés, l’extrême droite transforme des tragédies individuelles en argument politique, mais invisibilise les réalités statistiques : la majorité des violences, notamment sexuelles, sont commises par des proches et touchent toutes les catégories sociales. N’oublions pas que certains milliardaires, propriétaires de médias comme Bolloré, se sont donnés comme mission de diviser la population pour mieux défendre leurs propres intérêts. 

Lors des européennes de 2024, Jordan Bardella a affirmé que le coût net de l’immigration pour les finances publiques françaises serait de « 40 milliards d’euros par an ». Un chiffre mis en avant par l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, think tank d’extrême droite financé notamment par le fonds Périclès du milliardaire Pierre-Edouard Stérin.

Les économistes qui ont dirigé les deux études citées par l’Observatoire réfutent le chiffre avancé par Bardella. 

L’OCDE conclut que la contribution des immigrés sous la forme d’impôts et de cotisations est supérieure aux dépenses que les pays consacrent à leur protection sociale, leur santé et leur éducation. En France, l’impact budgétaire de l’immigration a représenté entre 2006 et 2018 un gain moyen annuel de 0,25% du PIB, soit 5,7 milliards d’euros, hors dépenses militaires, d’administrations centrales et charges de la dette publique.

Un rapport de Terra Nova explique ainsi que « sans les travailleurs immigrés, une partie essentielle de notre économie s’arrête » et que « pour maintenir la soutenabilité de son modèle social et économique, la France devra accueillir entre 250 000 et 310 000 étrangers supplémentaires par an à l’horizon 2040-2050 ».Leur présence est essentielle dans des secteurs qualifiés : 14 % des ingénieurs informatiques sont des travailleurs immigrés. Aussi, le rapport décrit qu’en Ile-de-France, ils représentent 61,4 % des aides à domicile, 60,8% des ouvriers du gros œuvre et près de la moitié des personnels de nettoyage. A l’échelle nationale, ils constituent 39 % des employés de maison, 28 % des agents de sécurité et 22 % des cuisiniers. Le calcul du coût ou des bénéfices de l’immigration est pour l’historien Benjamin Storia un « calcul impossible » car « l’immigration participe aussi au rayonnement de la France dans le monde, sur le plan de la culture, des affaires et de la diplomatie ». Les bénéfices ne se comptent donc pas qu’en retombées économiques directes. 

De plus, la population immigrée est une population davantage en âge d’être active que la moyenne : en 2018, 76,8 % de la population immigrée en France est âgée de 15 à 64 ans contre 60,7 % pour les natifs. Les travailleurs immigrés contribuent de ce fait en moyenne davantage que les autres ménages, aux caisses de la protection sociale, à l’assurance chômage et à notre système de retraites par répartition. De plus, la population immigrée bénéficie en réalité moins des allocations que les autres ménages, du fait de leurs situations administratives complexes.

Contrairement à certaines idées reçues et aux nombreuses fausses informations qui circulent, les demandeurs d’asile et les étrangers en situation irrégulière ne perçoivent ni les allocations familiales ni le RSA.

Pour les ressortissants non européens, l’accès au RSA est soumis à des conditions strictes : il faut notamment résider légalement en France avec un titre de séjour autorisant le travail depuis au moins cinq ans, bénéficier du statut de réfugié ou être titulaire d’une carte de résident. 

Les prestations familiales sont également encadrées. Une famille étrangère en situation régulière peut y prétendre uniquement dans certains cas, notamment lorsque les enfants sont nés en France, sont arrivés dans le cadre du regroupement familial ou lorsqu’un des parents a obtenu le statut de réfugié. Les aides au logement sont également accessibles aux étrangers en situation régulière, sous conditions de ressources.

Les demandeurs d’asile, quant à eux, ne peuvent généralement pas légalement travailler tant que leur demande n’a pas abouti et qu’ils n’ont pas obtenu le statut de réfugié. Ils peuvent toutefois bénéficier de l’Allocation pour demandeur d’asile (ADA), qui s’élève à 206,83 euros par mois pour une personne seule sans enfant, avec une majoration de 3,40 euros par jour pour chaque membre supplémentaire du foyer. Ils ont également accès à l’Aide médicale de l’État (AME).

Fin 2020, environ 103 900 personnes percevaient l’ADA, pour un coût total de 500 millions d’euros. La même année, près de 383 000 bénéficiaires étaient couverts par l’AME, dont le coût s’élevait à environ 900 millions d’euros, soit seulement 0,5 % des dépenses de santé prises en charge par l’Assurance maladie.

Par ailleurs, nombre d’immigrés ne font pas valoir leurs droits. Selon un audit parlementaire de mai 2011, 5 ans après leur entrée, seuls 60 % des titulaires d’un titre de séjour sont encore sur le territoire français. Les salariés sans-papiers qui travaillent et s’acquittent de leurs cotisations sociales ne peuvent pas bénéficier de certaines prestations sociales auxquelles ils pourraient prétendre. Rappelons que les critères afin d’obtenir un titre de séjour ont été durcis ces dernières années.

Enfin, les défenseurs de la « préférence nationale » oublient souvent de rappeler queles étrangers participent eux aussi au financement du modèle social français. Par leur travail, leurs cotisations, leurs impôts et leur consommation, ils contribuent à la richesse collective. Plusieurs études menées dans les pays de l’OCDE, dont la France, montrent d’ailleurs que l’immigration a contribué à accroître le PIB par habitant, à réduire le chômage et à améliorer les finances publiques.

Lors du vote de la loi visant à garantir un revenu digne aux agriculteurs de 2024 le RN s’est abstenu. L’objectif de cette loi était d’instaurer des prix planchers afin d’empêcher que les prix d’achats ne descendent en dessous des coûts de production. 

Dans un enregistrement obtenu et révélé en 2021 par Libération, le député RN Julien Odoul ironisait sur le suicide d’un agriculteur : « Est-ce que la corde est Française ? ». 

Le RN et Jordan Bardella ont voté favorablement la PAC (La politique agricole commune) qui est responsable d’une inégale répartition des subventions,  de l’effondrement du nombre des exploitations agricoles, de la baisse des revenus, et de  la délocalisation des productions.

LFI soutient la relocalisation de notre agriculture et sa transition vers un modèle touné vers la souveraineté alimentaire. Vous trouverez ici le livret sur l’agriculture et nos propositions.

Le média Street Presse a recensé , 250 têtes de liste RN racistes, homophobes ou fans du nazisme lors des élections municipales 2026.

Lors des élections législatives de 2024 Street Presse avait épingléau moins 109 candidats problématiques investis par le RN.

Au total on dénombre au moins  21 députés élus du RN qui ont montré des sympathies pour le mouvement identitaire, tenu des propos haineux ou racistes, remis en question les droits des femmes et des personnes LGBT, ou minimisé l’importance du réchauffement climatique.
Le RN s’entoure et collabore toujours avec l’extrême droite identitaire et néo-nazie. Certains députés RN recrutent leurs collaborateurs parlementaires dans la sphère néo-nazie. Ces radicaux occupent aussi des postes-clés au sein du RNJ, la section jeunesse du parti, ou militent pour Marine Le Pen. Des enquêtes ont également mis en évidence des passerelles historiques et personnelles entre des figures de l’extrême droite radicale (comme d’anciens membres du GUD ou d’autres groupes ultranationalistes) et certains réseaux du RN.

Le RN défend toujours un programme raciste. Par exemple, il souhaite empêcher les personnes avec une double nationalité d’occuper certains emplois, il souhaite restreindre l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers. 

Le RN remet en cause les libertés et l’Etat de droit. Plusieurs mesures envisagées par le RN s’attaquent à des piliers de notre droit. Une menace pointée par les plus hauts magistrats.

Quelques exemples :

  • Le député Frédéric Boccaletti, vendait des livres antisémites dans sa librairie à Toulon, baptisée Anthinéa en hommage à un ouvrage de l’antisémite Charles Maurras (Action française). En 2000, Frédéric Boccaletti tire sur un groupe de jeunes après les avoir traités de « sales nègres ». Condamné à un an de prison dont six mois ferme, il a été libéré après quatre mois pour raisons médicales. En 2024, une ex-compagne accuse Frédéric Boccaletti de faits de violence conjugales.
  • Conseillère presse et proche de MLP, la députée Caroline Parmentier a publié pendant 30 ans des écrits racistes, antisémites et homophobes et affichait son soutien au maréchal Pétain en 2018. 
  • Le député Grégoire De Fournas a déclaré « Retourne en Afrique » au député Carlos Bilongo en séance à l’Assemblée Nationale.
  • Jean-Marie Le Pen a été condamné pour « antisémitisme insidieux », « apologie de crime de guerre » ou « contestation de crime contre l’humanité ». Pourtant, en novembre 2023, Jordan Bardella expliquait : « je ne crois pas que Jean-Marie Le Pen était antisémite ». Face au scandale, il reviendra sur ses propos, évoquant une « maladresse ». Quant à Marine le Pen, elle était la directrice stratégique de la campagne présidentielle de son père en 2007.µ
  • A l’international, Le RN n’a pas caché son soutien à Trump. Pire encore, rappelons que Le Pen a soutenu le président hongrois Orbán, le qualifiant de « visionnaire » et « surtout de pionnier »… Pourtant la dérive du régime hongrois est totale : corruption, mise au pas de la justice, remise en cause des libertés, contrôle de la presse, loi constitutionnelle contre les homosexuels, thèse néonazie sur la “race hongroise”, loi travail permettant jusqu’à 400 heures supplémentaires annuelles payables trois ans plus tard… Orbán a été battu lors des élections d’avril 2026. Le peuple Hongrois a choisi un autre avenir.

Pour la France, non merci !

Le RN siège déjà dans plusieurs instances de décision, notamment à l’Assemblée nationale et au Parlement européen. Dans ces institutions, leurs élus se sont déjà illustrés par leurs votes contre le peuple et en faveur de la finance et des très grandes fortunes, leur refus d’un plus juste partage des richesses, leurs positions contre l’Etat de droit ou encore contre les plus précaires.
De plus,le RN gère déjà certaines villes. Là aussi plusieurs dérives graves et majeures ont été constatées :

L’opacité et le favoritisme dans l’attribution de marchés publics, de recrutements et de subventions, avec plusieurs affaires judiciaires (Fréjus, Perpignan, Beaucaire, Cogolin), ainsi que des condamnations ou mises en examen d’élus pour détournement, favoritisme ou prise illégale d’intérêts.

Des pratiques de gestion clientélistes avec des augmentations d’indemnités d’élus, en contradiction avec les discours initiaux de sobriété.

– La dégradation des services publics locaux : suppressions de postes, privatisations (crèches, équipements), baisse des moyens dans les écoles et le social, augmentation des tarifs et difficultés matérielles dans plusieurs communes, affectant directement les agents et les habitants.

Quelques exemples : à Perpignan, suppression d’environ 60 postes et privatisation d’une grande crèche. À Fréjus, baisse de 20% des budgets des services municipaux et réduction des dotations scolaires. À Villers-Cotterêts, hausse du prix de cantine (+1€ pour les plus modestes). À Hénin-Beaumont, privatisation de la piscine et du funérarium avec forte hausse des tarifs. À Beaucaire, pénuries de matériel de base dans les écoles et les services techniques. 

– Des méthodes de gestion des ressources humaines autoritaires : pressions sur les agents, souffrance au travail, mutations arbitraires, absence de dialogue social et situations de maltraitance organisationnelle dans certaines mairies.

– Des atteintes aux contre-pouvoirs : pressions sur la presse locale, conflits avec des associations, retraits de subventions à certaines associations d’intérêt général (Secours populaire, Planning familial…), et affaiblissement d’acteurs syndicaux ou culturels.

Quelques exemples : À Hayange, coupure d’eau et d’électricité au Secours populaire et baisse de subventions. À Hénin-Beaumont, retrait de locaux à la Ligue des droits de l’homme et conflit permanent avec la presse locale. À Beaucaire, suppression de subventions à plusieurs associations d’intérêt général et fermeture de structures sociales. À Fréjus, pression contre des associations locales et conflits judiciaires avec des collectifs citoyens. 

– Une orientation idéologique marquée par des politiques sécuritaires inefficaces, ainsi que des discriminations et des positions racistes ou identitaires dans certaines décisions locales (logement, culture, religion, immigration).

Quelques exemples :

À Fréjus, politiques d’attribution de logements discriminatoires. Suppression de repas sans porc dans les cantines à Beaucaire et Morières-lès-Avignon. À Perpignan, subventions à des structures nostalgique de l’Algérie française. À Beaucaire, embauche de figures issues de la mouvance identitaire ou néo-nazie (comme Damien Rieu) et atteintes répétées à la laïcité.

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2 réponses à « RÉPONDRE AUX PLUS GROS MENSONGES DU RN »

  1. MERCI de cet excellent article !
    A mettre en oeuvre !

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