Cette semaine a été marquée à l’Assemblée par la niche victorieuse de La France Insoumise, qui a a fait passer trois textes, et en circonscription par le lancement d’une série de réunions publiques qui auront lieur chaque semaine pour échanger avec le député.
Bonne lecture et bonne semaine à tous.

Point politique national et international du 2 novembre 2026
Retrouvez chaque semaine l’analyse insoumise de votre député sur l’actualité: nationale, internationale, à l’Assemblée, à Matignon, au palais Bourbon et à l’Élysées.
Lire le point politique de la semaine
INTERNATIONAL
Législative Israël: Nétanyahou recul, les partis arabes doublent leur score
Ce 28 octobre, aucune majorité parlementaire ne ressort du scrutin législative en Israël: 53 sièges pour la coalition autour de Nétanyhou et 48 pour l’opposition dans laquelle 19 sièges reviennent aux partis arabes.
Le premier ministre en place depuis 2022 conserve donc son titre mais la percée électorale arabe reste porteuse d’espoir pour les Palestiniens d’Israël avec une participation électorale élevée dans les zones concernées par ces populations.
L’absence de majorité va donc contraindre le pouvoir à travailler pour des coalitions avec la minorité arabe au Knesset.
Polémique en Chine: Mbappé s’excuse d’avoir heurté le peuple chinois
Kylian Mbappé a présenté ses excuses, se disant “sincèrement désolé”, après un tollé en Chine.
Trois marques (Dongpeng, Mengniu, Milkground) ont rompu leurs contrats. Le groupe audiovisuel d’État CMG a suspendu la diffusion des matches de Liga et de tout contenu le concernant. Le ministère chinois des Affaires étrangères a jugé naturel le rejet de ces propos, et la Ligue espagnole s’est elle aussi excusée. Voilà qui montre le poids central de la Chine sur la scène internationale et le caractère politique du football.
Ukraine: En catimini, un accord entre Poutine et Trump
Donald Trump multiplie les gestes envers Vladimir Poutine, au détriment de l’Ukraine.
Le 9 octobre, il a levé les sanctions américaines sur les exportations de diesel russe, une décision qui profite surtout à Moscou et que Volodymyr Zelensky a jugée « horrible ».
Poutine se dit prêt à reprendre des négociations tripartites, mais veut un accord final sur les garanties de sécurité plutôt qu’une simple pause des combats. Trump affirme être « plus proche que jamais » d’un règlement, alors que les frappes continuent.
Le président américain n’a jamais condamné l’invasion, critique régulièrement Zelensky et l’accuse d’aggraver la pénurie de carburant en frappant les raffineries russes.
Preuve encore une fois s’il en est que l’atlantisme aveugle est une impasse, la population ukrainienne ne se portant pas mieux des décisions américaines.
Christine Lagarde annonce son départ de la BCE avant la fin de son mandat
Christine Lagarde a annoncé le 29 octobre qu’elle quitterait la présidence de la BCE le 7 février 2027, neuf mois avant la fin de son mandat.
António Costa a immédiatement lancé la procédure de succession. Les noms qui circulent sont ceux de l’Espagnol Pablo Hernández de Cos et du Néerlandais Klaas Knot.
Ce départ tombe peu avant la présidentielle française de 2027, alors que le choix du successeur dépend en partie des chefs d’État. Le gouvernement et les candidats seront donc amenés à se positionner sur le profil du futur président de la BCE, au moment où la dette française rend le pays sensible aux conditions de financement.
Sans être le seul décideur, le futur président de la République Française aurait eu son mot à dire dans ce choix qui se décide donc aujourd’hui et s’ancre jusqu’en 2035.
NATIONAL
Violence policière : un reportage de France 2 dénonce le peu de sérieux dans le traitement des procédures.
Près de 60% des enquêtes visant les policiers ne sont pas confiées à l’IGPN mais à une cellule locale, sous la même hiérarchie, voire dans le même commissariat des agents mis en cause. Le reportage pointe également l’absence de transparence dans ces procédures.
https://www.youtube.com/watch?v=BMA44I9K_Wk
Meurtres racistes à Trappes: avancement de l’enquête et nouvelles révélations sur l’auteur présumé des faits
Kévin Tessier, 39 ans, auteur présumé de la fusillade raciste de Trappes et La Verrière, a été mis en examen et écroué le 29 octobre pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante de racisme.
Il reconnaît avoir visé des personnes musulmanes, noires ou d’origine nord-africaine et la préméditation de son geste. Il dit n’avoir aucun regret mais rejette la qualification terroriste. Les expertises psychiatriques n’ont conclu à aucune pathologie.
Trois jours avant l’attentat, Tessier aurait agressé un automobiliste noir dans une station-service de Levallois-Perret. Selon le témoignage de la victime, il l’aurait aspergée de gaz lacrymogène, frappée et menacée de mort en tenant des propos racistes. À l’arrivée de la police municipale, la victime aurait d’abord été menottée à la place de son agresseur, qui n’a pas été placé en garde à vue.
Ces révélations interrogent. L’attentat de Trappes aurait-il pu être évité ?
A noter, que lors du rassemblement organisé par la ville, l’absence des candidats de droite et d’extrême droite. Il a fallu par ailleurs 4 jours à Edouard Philippe – qui multiplie les déclarations racistes -pour évoquer le caractère “raciste” de l’attentat.
Le Sénat rejette le statut d’autonomie de la Corse et aggrave le projet de Loi dit “casseur/payeur”
Cette semaine le Sénat a rejeté le texte accordant plus d’autonomie à la Corse, niant de fait le résultat des urnes depuis plusieurs années sur l’île de Beauté, qui envoit 4 députés autonomistes sur 4 et a mis en tête lors de chaque élection locale, les partisans d’une autonomie plus forte.
Le Sénat a adopté le texte dit « casseurs-payeurs » dans la nuit du 27 au 28 octobre 2026, par 229 voix contre 105. Et il faut faire une distinction importante : le texte initial du gouvernement portait principalement sur l’indemnisation des dégâts commis lors de violences collectives. La majorité sénatoriale (de droite) l’a considérablement élargi en y ajoutant des dispositions relatives aux manifestations, à la surveillance policière, aux réseaux sociaux et aux sanctions.
Parmis les mesures les plus graves votées par le Sénat, qui devront être votées par l’Assemblée nationale pour s’appliquer :
– Renforcement du pouvoir du préfet pour interdire administrativement les personnes souhaitant manifester sous motif de “ trouble à l’ordre public”, cela de manière préventive en dehors de toute décision de justice.
– Facilitation du recours aux drones pour identifier les personnes présentes dans les rassemblements. Il s’agit ni plus ni moins d’une mesure de surveillance généralisée des manifestants.
– Possibilité d’utiliser des dispositifs algorithmiques pour prévenir les troubles à l’ordre public lors de manifestations (Sur le modèle de ce qu’a pu faire Israël pour planifier le génocide : cf. le film NAZA). Une personne qui participe à une manifestation doit pouvoir le faire sans être considérée a priori comme une menace
– Extension de la peine complémentaire de bannissement des réseaux sociaux à de nouvelles infractions.
– Le délit de constitution d’un groupement en vue de commettre des violences voit sa peine portée à trois ans d’emprisonnement (contre un an aujourd’hui). Cette proposition s’appliquerait seulement pour le cas d’avoir participé sciemment à un groupement, même temporairement.
Pour rappel, le projet de loi prévoyait déjà de permettre à l’autorité administrative de demander aux plateformes le retrait de contenus
MATIGNON
Le gouvernement ne répond pas aux revendications lycéennes, il les provoque.
Lecornu a ainsi annoncé 15 000 créations de places en BTS, IUT et santé, alors que les besoins correspondent à 250 000 lycéens titulaires du bac qui se retrouvent sans formation. Cela correspond à 6% des besoins, et ça ne compense pas les 53 000 places supprimés depuis 2024.
Il annonce la création de 1600 postes, dont 500 professeurs dans les lycées, 920 contractuels et 200 personnels dédiés à la santé mentale. Cela ne compense pas les besoins. 10 000 postes ont été supprimés depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron.
Le premier ministre a également annoncé d’indexer les bourses sur l’inflation, ce qui représente une augmentation des bourses de 112 millions d’euros. Mais les étudiants ont perdu 334 millions d’euros depuis 2024 à cause du gel du montant des bourses.
Il a également annoncé 5 milliards d’euros, dont 4 sous forme de prêt pour els régions les départements et 1 pour les 50 sites universitaires, afin de rénover le bâti. Les besoins nécessitent un plan de 50 milliards selon les associations et organisations syndicales.
Surtout rien n’a été annoncé sur le nombre d’élèves par classe alors que la France se trouve bien au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. Rien non plus sur le contrôle continu qui met en concurrence les lycées et remet en cause l’égalité des élèves sur la valeur du BAC. Sur le temps scolaire, rien pour remettre en cause les journées à rallonge, seulement une déclaration sur la pause déjeuner d’une heure maximum.
Un soit-disant coup de pouce au SMIC
Face au mouvement qui s’élargit sur les questions de pouvoir d’achat, le gouvernement joue la communication en prétendant s’intéresser au pouvoir d’achat des menaces. Il a ainsi annoncé qu’il réfléchissait à appliquer l’augmentation légale du SMIC prévue en janvier plus tôt. Ce type de déclaration ne peut que mettre le feu aux poudres.
AU PALAIS BOURBON
Niche : LFI est capable de trouver des majorités
Lors de la niche parlementaire de la France insoumise, nous avons réussi à obtenir de belles victoires malgré l’obstruction du RN. Le rétablissement du droit commun de la propriété en outre-mer, la titularisation des AESH et les soins gratuits pour les victimes de violences sexuelles. Ces textes, désormais votés à l’Assemblée nationale, doivent maintenant être mis à l’ordre du jour du Sénat et être cotés dans les mêmes conditions afin qu’ils puissent s ‘appliquer.
Sur le 4ème texte de la niche parlementaire consistant à protéger les jeunes majeurs de l’ASE, celui-ci n’a pas pu aller au bout à cause de l’obstruction de la droite et du RN. Le gouvernement a également participé à cela en refusant notre demande de vote bloqué. Leur stratégie était d’éviter coûte que coûte d’aborder le 5ème texte sur l’augmentation des salaires et des pensions retraites, on comprend pourquoi… puisqu’ils y sont opposés.
Scandales en cascade lors du débat sur le PLF
Alors que le RN et les macronistes ont refusé de reconduire la taxe exceptionnelle de 5 milliards sur les très grandes entreprises, la présidente macroniste de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet réclame pour sa part la fin des débats budgétaires et un passage en force par 49-3.
ARCEP : la succession se prépare avant la présidentielle
Des entretiens sont en cours pour renouveler une partie du collège de l’ARCEP, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse. Le mandat de sa présidente, Laure de La Raudière, s’achève le 3 janvier 2027, et celui de la membre nommée par l’Assemblée nationale, Mireille Clapot, le 6 janvier 2027.
Autorité administrative indépendante, l’ARCEP est le “gendarme des télécoms”. Elle encadre la concurrence entre opérateurs, attribue les fréquences mobiles, veille à la couverture du territoire et à la qualité de service. Elle régule aussi la poste et, depuis 2019, la distribution de la presse. Elle peut réglementer, autoriser, contrôler, trancher des litiges et sanctionner.
Son collège compte sept membres: trois sont nommés par le président de la République (dont le président du collège), deux par le président de l’Assemblée nationale et deux par le président du Sénat. Le gouvernement organise la sélection du président du collège, avec un panel d’auditions, mais c’est le chef de l’État qui nomme.
Les membres sont nommés pour six ans, sans possibilité de les révoquer ni de les renouveler. Le successeur de Laure de La Raudière sera donc choisi par l’exécutif actuel, avant l’élection présidentielle d’avril 2027. Le prochain président de la République n’aura pas son mot à dire sur ce choix.
EN CIRCONSCRIPTION
Angoulême: une manifestation calme, loin des craintes annoncées
Le samedi 31 octobre, environ 1500 personnes le matin et 400 l’après-midi ont manifesté pacifiquement à Angoulême pour l’acte III de la mobilisation.
Le ministre de l’Intérieur avait annoncé un « risque de violences urbaines très élevé » et mobilisé 70 000 policiers et gendarmes dans le pays. En Charente, tout s’est déroulé dans le calme: aucun tir de projectile, ni grenade lacrymogène, aucune interpellation et aucun blessé.
L’après-midi, le rassemblement non déclaré s’est dirigé vers la mairie, zone interdite par la préfecture et protégée par une trentaine de policiers et gendarmes. Un dialogue entre manifestants, commissaire et colonel de gendarmerie a permis un bilan positif de cette manifestation l’après-midi, probablement encouragé par ma lettre au préfet la veille et la conférence de presse de la LDH, la CGT et Amnesty International qui dénonçait la disproportion de la réponse policière face aux manifestants.
Les syndicats appellent à une nouvelle mobilisation le 5 novembre, et les blocages lycéens doivent reprendre.
Bonnefont excite les peurs chez les commerçants angoumoisins
Lors du rassemblement du samedi 24 octobre dernier, selon Charente Libre, la mairie avait demandé aux commerçants de fermer alors qu’un cortège défilait pacifiquement.
L’adjoint à la sécurité de Xavier Bonnefont avait écrit dans le groupe d’information des commerçants « demande de fermeture des commerces dans le secteur », puis étendu la consigne à tout le centre-ville.
Le soir même, le maire déplorait sur Facebook que les commerçants aient dû fermer « devant la crainte des pillages ». Son adjoint s’est justifié en disant avoir relayé des demandes du préfet.
La préfecture, interrogée, affirme alors qu’aucun arrêté de fermeture n’a été pris.
Nous dénonçons une instrumentalisation des commerçants et la manœuvre de Xavier Bonnefont visant à diviser les commerçants des manifestants, dans le but d’affaiblir la mobilisation.
Première réunion publique du bilan de mandat à La Couronne
Ce samedi 31 octobre, à 10h, au théâtre de La Couronne, j’ai tenu la première des cinq réunions publiques prévues pour vous partager le bilan de mon mandat parlementaire et évoquer mes combats à l’Assemblée nationale.
C’était surtout l’occasion de revenir sur les quatre années de mandat écoulées, de présenter mes propositions élaborées à partir des besoins du terrain et d’échanger sur les enjeux économiques, sociaux et écologiques auxquels le pays est confronté.
Vous étiez près d’une cinquantaine à venir à ma rencontre pour me poser vos questions et, avec le contexte de manifestation soutenu ce jour-là, vous n’avez pas manqué à l’appel et je vous en remercie.
J’espère vous rencontrer encore lors de nos prochaines réunions, la prochaine étant prévue à Soyaux ce samedi 7 novembre dès 15h à l’auditorium de Soëlys!
Les articles publiés cette semaine sur le site
- Le gouvernement ne répond pas aux revendications lycéennes, il les provoque. https://renepilato.fr/2026/11/02/provocation-revendications-lyceennes/
- Réunions publiques : votre député répond à vos question ! https://renepilato.fr/2026/11/01/reunions-publiques-votre-depute-repond-a-vos-question/
- Maintien de l’ordre à Angoulême: quelle stratégie de désescalade? https://renepilato.fr/2026/11/02/angouleme-strategie-de-desescalade/
La semaine du député
- Jeudi 29 octobre: Niche parlementaire LFI
Lors de la niche parlementaire de la France insoumise, nous avons réussi à obtenir de belles victoires malgré l’obstruction du RN. Le rétablissement du droit commun de la propriété en outre-mer, la titularisation des AESH et les soins gratuits pour les victimes de violences sexuelles. Ces textes, désormais votés à l’Assemblée nationale, doivent maintenant être mis à l’ordre du jour du Sénat et être cotés dans les mêmes conditions afin qu’ils puissent s ‘appliquer.
Sur le 4ème texte de la niche parlementaire consistant à protéger les jeunes majeurs de l’ASE, celui-ci n’a pas pu aller au bout à cause de l’obstruction de la droite et du RN. Le gouvernement a également participé à cela en refusant notre demande de vote bloqué. Leur stratégie était d’éviter coûte que coûte d’aborder le 5ème texte sur l’augmentation des salaires et des pensions retraites, on comprend pourquoi… puisqu’ils y sont opposés.
Nos 3 victoires :
– Adoption du rétablissement du droit commun de la propriété en Outre-mer !
– Adoption de notre proposition pour la titularisation des AESH !
– Adoption de la prise en charge des soins pour les victimes de violences sexuelles !
Comme chaque jour, nous nous sommes battus au service du peuple !

- Samedi 31 octobre: réunion publique au théâtre de la tréfilerie.
Ce Samedi 31 octobre, le député René Pilato entamait la première étape d’une série de réunions publiques dans la circonscription. Plus de 50 personnes sont venues.
Cette première rencontre était l’occasion de revenir sur le mandat du député, sur le travail effectué par le cabinet parlementaire et de répondre aux questions des électeurs. René Pilato a pu revenir sur les gros dossiers du mandat, les enjeux du débat budgétaires et notre combat contre l’austérité et une plus juste répartition des richesses. Parmi les sujets abordés par le public, le projet de loi sur la fin de vie, les propositions afin de maintenir notre tissu industriel, accaparement médiatique par les milliardaires comme Bolloré ou encore l’accès aux services publics. Plusieurs personnes ont durant cette réunion témoigné du sérieux et de la qualité des réponses apportées par le cabinet parlementaire.






Excellente semaine,
René Pilato, Député de Charente
Avec Aude Marchand, députée suppléante et collaboratrice parlementaire, avec Anthony Brondel, Eileen Chaix, Matthieu Dussaigne et Vincent Biton, collaborateurs parlementaires, avec Monique Lecru, qui participe au fonctionnement de la permanence, avec François Quirier-Tanei, qui assure la mise à jour et le fonctionnement du site internet, et avec Lydie Rossard, qui assure l’entretien de la permanence.

















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