Interpellation de M.E Leclerc: « Alors, hypocrisie ou inconscience? « 

Ce mardi 25 novembre Michel-Edouard Leclerc était en commission des affaires économiques. Le même M. Leclerc qui défend Shein malgré des accusations de contrefaçons et de travail forcé et révèle ses contradictions sur la protection de la production française face à une concurrence internationale débridée. Nous appelons à un protectionnisme solidaire, seule solution digne pour les français et les travailleurs du reste du monde.

Retranscription de la première partie:

Merci Monsieur le président
Messieurs les présidents, chers collègues
Monsieur le président Leclerc, 

Hypocrisie ou inconscience ?

Votre défense de l’entreprise Shein hier,
qualifiant la plainte des députés de « bal des aveugles » pose question.
Il s’agit tout de même d’une entreprise accusée de contrefaçons massives et de travail forcé,
une entreprise avec un impact environnemental dénoncé par toutes les ONG.

En fait votre déclaration n’est pas surprenante car l’hypermarché et l’ultra fast-fashion partagent un même modèle,
celui du bas coût quoi qu’il en coûte,
avec une pression constante sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Chez Shein, c’est 75h par semaine pour 600€ par mois ;
Chez Leclerc ce sont des négociations au détriment des agriculteurs.
Être le moins cher a un prix, celui qui leur interdit de vivre dignement.
Vos méthodes sont si dures, que l’an dernier, vous avez été condamné à une amende de 58 millions d’€.

Laisser Shein s’installer sur le marché français,
c’est accepter des conditions de production inacceptables,
poussant dans la misère celles et ceux qui produisent,
les poussant parfois jusqu’au pire.

Car oui, actuellement,
pour qu’un fabricant français reste “compétitif” face à ce type de concurrence,
il doit tendre vers les mêmes conditions de production,
ou partir, ou mourir.
Importer Shein en France, c’est importer son modèle social,
et personne ici ne veut de ce modèle, pas même vous.

Alors, hypocrisie ou inconscience ? 

Votre défense de Shein est le symptôme d’une contradiction,
celle de vouloir protéger la production française,
comme vous l’affirmez,
tout en la soumettant sans condition à une concurrence internationale débridée.

Posture paradoxale Monsieur le président Leclerc,
car face à un tel gouffre entre standards environnementaux et sociaux,
deux choix :

  • Celui, actuel, d’obliger nos producteurs à délocaliser
    ou à réclamer un moins disant social et environnemental ;
  • Ou bien, réguler en mettant en place un protectionnisme solidaire.

C’est ce second choix que nous portons à La France insoumise,
Utiliser les leviers douaniers et les circuits courts pour réguler le marché, tout en favorisant notre souveraineté alimentaire et industrielle.

Accepter la concurrence pour des prix toujours plus bas,
c’est accepter que demain,
dans vos rayons d’hypermarchés Leclerc,
se retrouvent des produits résultant du travail forcé ou de l’esclavage moderne.

Alors Monsieur le président Leclerc,
concurrence internationale suicidaire
ou protectionnisme solidaire ?

Je vous remercie.

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