Le blocage des prix du carburant est essentiel face à l’augmentation due à la guerre au Moyen-Orient. Cette mesure, déjà appliquée par le passé, propose de contrôler les marges des pétroliers sans coûter à l’État. Reportage.

Bloquer les prix du carburant, c’est possible !
Depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient par les États-Unis et Israël, les prix des carburants dans les stations-service ont explosé.
Le gouvernement ne fait rien face à l’explosion des prix. Les gens ne peuvent pas attendre, surtout les plus modestes et les PME qui pâtissent le plus de cette situation. En plus de la population, certains professionnels – notamment du soin- sont contraints à limiter leur déplacement. Il y a urgence à agir sans attendre.
La seule solution, c’est le blocage des prix
C’est possible grâce à l’article 410-2 du code du commerce. Il a déjà été mis en place en 1990 par Michel Rocard quand la guerre du Golfe avait fait exploser les prix à la pompe. Il n’y a pas eu de pénurie, comme il n’y en a pas eu dans les pays – comme la Corée du Sud, la Grèce ou la Croatie- qui mettent en place le blocage des prix aujourd’hui.
- Signez et partagez la pétition pour exiger le blocage des prix du carburant !
Le chèque énergie ou la baisse de la TVA n’est pas une réponse. La baisse de la TVA comme le propose le RN n’est pas une solution. Une baisse de TVA de 20 à 5,5% ne fera que limiter l’augmentation, mais l’augmentation aura tout de même lieu.
De plus, cela reviendrait à faire payer à la collectivité cette mesure et donc augmenter la dette du pays, plutôt que de faire payer les grands groupes, qui aujourd’hui profitent de la crise au Moyen-Orient pour réaliser des superprofits et des marges exceptionnelles.
C’est exactement la même logique avec les chèques énergie qui revient à faire payer à l’État – et donc aux contribuables – les marges réalisées actuellement par les raffineurs sur notre dos.
Le blocage des prix ne coûte rien à l’État
Contrairement à ce qui est répété notamment par Place Publique, le PS ou EELV – qui avaient pourtant porté cette mesure avec le Nouveau Front Populaire – avec le blocage des prix, la France insoumise ne propose pas de donner de l’argent public à Total.
Le blocage des prix se fera par un encadrement des marges réalisées par les pétroliers et les distributeurs pour éviter de financer leurs superprofits.
C’est la seule solution qui permet à la fois de baisser immédiatement le prix, d’éviter que l’État engrange des recettes exceptionnelles et que les pétroliers ne tirent pas de superprofits de la crise.
Les multinationales du pétrole ne connaissent pas la crise
Les marges sur le raffinage ont quadruplé en quelques années et flambent en période de crise. En bloquant les prix, il s’agit juste de réduire ces marges. Total aura toujours plus intérêt à gagner moins qu’à perdre beaucoup !
Car même dans le cas irréaliste et inconcevable, invoqué par certains de nos détracteurs, où Total refuserait de raffiner pour protester contre l’encadrement de ses marges, la loi permet à l’État la réquisition des activités de raffinerie pour subvenir aux besoins du pays.
On peut en effet faire tourner les raffineries avec les travailleurs qui font vivre ce secteur d’activité, nous n’avons pas besoin pour cela du PDG de Total.
Anthony Brondel
















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