Le 25 novembre 2025, j’ai demandé au gouvernement des progrès sur la réouverture de la ligne Angoulême-Limoges, soulignant l’importance d’investir 360 millions pour promouvoir la mobilité en milieu rural.
Retranscription:
Monsieur Madame le/la ministre
Déjà un an que j’ai interrogé un gouvernement précédent, au sujet du financement pour la réouverture de la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges. La situation a-t-elle évolué depuis ?
Oui, une luxuriante végétation achève de recouvrir cette ligne fermée depuis 2018 pour travaux.L’État a su trouver plus de 5 milliards pour un projet de Ligne Grande Vitesse dans le Sud-Ouest, pourtant rejeté par les habitants, les associations de protection de l’environnement et les syndicats. Des milliards pour un projet contesté, alors qu’en Charente et en Haute-Vienne c’est tout le contraire.
Élus, entreprises, travailleurs, apprentis, habitants sont toutes et tous unis et vous demandent sans relâche la réouverture de la ligne Angoulême-Limoges, mais pas un sou pour désenclaver nos territoires ruraux ! Pourquoi ?Nous ne demandons pas 5 ou 6 milliards, pas même 1 milliard, juste 260 millions pour remettre en fonction le tronçon fermé, et 100 millions pour rénover celui déjà en service.
360 millions pour un patrimoine ferroviaire collectif restauré, populaire et tellement attendu.Votre attentisme ne fait que renforcer la dépendance à la voiture, un moyen de transport devenu trop onéreux pour beaucoup. En effet, de nombreuses personnes privées d’alternative, ne peuvent plus répondre à une offre d’emploi ou d’apprentissage. Elles ne peuvent même plus emmener leurs enfants à la mer le week-end avec une transversale Limoges Royan en Charente Maritime, comme autrefois.
Monsieur le ministre,
- Quand communiquerez-vous les résultats de l’étude préliminaire ?
- Quand les travaux seront-ils planifiés ?
- Quand la ligne ferroviaire Angoulême-Limoges sera-t-elle de nouveau un axe de vie ?
Je vous remercie.Entre 2012 et 2020, 3600 km de lignes ferroviaires ont été fermées en France.
Selon un rapport récent d’Oxfam et du syndicat Sud Rail, 10000 km de petites lignes pourraient fermer d’ici 2038 du fait du désengagement de l’État. Ce désengagement pour le monde rural serait à l’opposé des besoins de sa population, mais par dessus tout, serait en contradiction avec une résilience nécessaire et vitale pour notre pays.
La demande de transports collectifs publics est forte.
Pour preuve, la fréquentation du tronçon praticable entre Limoges et Angoulême a progressé de 67% depuis 5 ans !Monsieur le Ministre,
Que doit-on répondre aux personnes qui n’ont plus de ligne pour aller quotidiennement au travail depuis 5 ans ?
Que doit-on répondre aux entreprises locales qui attendent de décarboner leur activité en se raccordant au fret, voire qui cherchent désespérément des travailleurs qualifiés qui eux ne peuvent plus se déplacer ?
Que doit-on répondre aux habitants des communes les plus rurales pour lesquels chaque trajet en voiture est compté et pour qui la mobilité devient un impossible?À l’heure où le Gouvernement annonce une grande loi de programmation sur les transports, les habitants de Charente de Haute-Vienne et par conséquence de Charente Maritime méritent toute l’attention de l’État et attendent de lui qu’il prenne enfin la décision de lancer les travaux.
Monsieur le ministre,
Répondre concrètement à cette attente de réouverture de la ligne Angoulême – Limoges, c’est impulser un nouvel essor économique et touristique sur 3 départements.Je vous remercie.
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