Point politique du 16 février 2025
NATIONAL :
A part un, aucun député PS n’a voté la censure sur la partie 3 du PLFSS 2025. Les écologistes et les communistes veulent l’unité au point d’accepter que le PS soit « temporairement » un soutien direct du gouvernement. La FI soutient que le NFP est l’unité autour d’un programme de rupture.
Journée d’action mardi contre la baisse d’un milliard d’euros pour l’enseignement et la recherche dans le budget 2025. 60 universités sur 75 ont voté un budget en déficit, ce sont plus de 30 000 places en licence et en master qui ont déjà été supprimées.
Comparution immédiate des mineurs, sanction des parents, dérogations à l’excuse de minorité : la proposition de loi portée par Gabriel Attal a été adopté, soutenue par le gouvernement et le Rassemblement national. Or, toutes les études montrent que la répression et le durcissement n’ont jamais réduit la violence. Il faut au contraire donner des moyens à l’éducation et aux associations. Cette loi est hors sol.
Selon une enquête de l’institut OpinionWay pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), publiée mardi, la dissolution de l’Assemblée nationale, en juin 2024, est l’une des décisions présidentielles ayant suscité le plus d’incompréhension dans l’histoire de la Ve République. Les Français sont ceux qui ont le moins confiance en la politique (74 %)en Europe. Les Français sont ainsi 68 % à juger que le gouvernement de François Bayrou est illégitime. Cet avis est partagé jusqu’au sein de ses soutiens. Près de la moitié des électeurs des partis Les Républicains, Union des démocrates et indépendants (UDI) et des centristes estiment que son mandat est illégitime.
Tout comme l’était celui de Barnier.
Du côté de l’Elysée :
Lundi et mardi, était organisé par la France et l’Inde, le sommet de l’Intelligence artificielle. L’Union européenne doit proposer des solutions alternatives au modèle américain.
Deux pays majeurs, le Royaume-Uni et, surtout, les Etats-Unis, leader mondial de l’IA, ont refusé de signer la déclaration finale néanmoins modeste et non contraignante qui appelle à une intelligence artificielle « ouverte », « inclusive » et « éthique ». Il y a de réels enjeux : miser sur des sources ouvertes, la frugalité énergétique, la sécurité et la transparence des systèmes. Le vice-président américain a appelé à limiter la régulation pour « ne pas tuer une industrie en plein essor ». Les US cherchent surtout à préserver leur avance dans ce domaine sans se soucier de son impact. E. Macron développe une réponse libérale, une politique de l’offre, soutient le développement et la rentabilité des GAFAM par des data centers géants tandis que nous demandons une régulation de l’IA par l’ONU. Jean-Luc Mélenchon dans le Figaro souhaite des data center publics et souverains.
Du côté de Matignon :
A F. Bayrou, alors ministre de l’Education nationale, un juge d’instruction avait «confirmé que les faits étaient patents et établis» s’agissant du directeur de pensionnat de l’école Betharam sur des cas de viols. Les propres enfants du ministre y étaient scolarisés, Bayrou s’avère avoir protéger la réputation d’un établissement catholique prisé des élites béarnaises, plutôt que l’intégrité des enfants. Aux cas de viols, s’ajoutent des traitements inhumains et dégradants. Deux questions au gouvernement ont été posées par le groupe parlementaire de la France insoumise à ce sujet la semaine passée.
Pour LFI, François Bayrou n’a pas d’autres choix que démissionner. Lire le communiqué.
INTERNATIONAL
De façon bilatérale, le président américain a échangé avec V. Poutine sur des négociations de paix en Ukraine puis s’est entretenu dans un second temps avec le président ukrainien. Les partenaires européens n’ont pas davantage été consultés en amont. Une façon de faire au mépris de l’UE et de l’Ukraine.
C’est aussi une conséquence de l’incompétence de Macron en matière de politique étrangère.
LA SEMAINE DU DÉPUTÉ:
- Mardi 11 février: déclaration générale sur la PPL « Protéger l’eau potable ». A la lumière d’un rapport interministériel, la proposition de loi « protéger l’eau potable » souligne l’urgence de préserver la qualité de l’eau, face aux échecs des politiques anti-pollution. Elle appelle à des actions concrètes contre l’usage des pesticides et aux responsabilités de l’État. Lire la retranscription intégrale de la DG.
- Jeudi 13 février: Échange visio avec M. Guillaume Jacques, président de l’antenne UMIH Charente-Maritime et Charente, une association représentant les métiers de la restauration et de l’hôtellerie. Lui-même est gérant d’une brasserie italienne.
Sur les tickets restaurants: à l’origine les tickets viennent d’un geste de l’employeur pour que les employés puissent aller à la brasserie du coin. Ils sont favorables à faire une distinction entre la restauration et l’agro-alimentaire. Les tickets restaurant ne pas être la variable d’ajustement pour aider le pouvoir d’achat des français.
René Pilato insiste sur le fait qu’on doit avoir une réflexion globale sur la précarité alimentaire.
Problème aussi du quasi monopole des entreprises gérant les tickets restaurant et prenant des marges importantes. René Pilato et son groupe sont favorables à la limitation des marges de ces intermédiaires.
Sur le sujet de la concurrence de Airbnb, il n’y a pas eu de volontarisme politique pour mettre des contraintes fiscales. Le groupe LFI-NFP a lutté pour réduire les seuils d’exonération et pour défendre les professionnels de l’hébergement contre l’uberisation.
Découvrir le site de l’UMIH.


- Jeudi 13 février, séance plénière du Conseil Territorial de Santé de la Charente. Pour faire le point sur la situation épidémiologique (bronchiolite, grippe), sur le schéma départemental de l’autonomie, l’aide aux personnes âgées, l’organisation des instances de santé, l’accueil des médecins juniors… Lire le reportage d’Aude Marchand dans notre article dédié.



- Jeudi 13 février, Porte à porte ce soir à Basseau contre le projet d’incinérateur. La capacité d’incinération en France est suffisante et l’incinération des déchets produits des résidus toxiques (PFAS) et des polluants dangereux pour la santé et l’environnement. Lire la question écrite déposée en octobre.


- Vendredi 14 février, rencontre à la CCI de Charente le vendredi 14 février sur le thème « Les défis 2025 face à la conjoncture économique ».
Un exposé a été fait sur la situation économique à différentes échelles. Constat de contexte économique tendue et complexe et faible niveau de visibilité.
International:
Contexte de crise déflationniste en Chine suite à la crise immobilière. Aux Etats-Unis, stratégie de guerre économique de Trump. Risque avec les crypto-monnaies, du fait de l’absence de réglementation, blanchiment d’argent. Il y a là un risque pour la stabilité financière car la crypto-monnaie ne connait pas la réalité monétaire. Enjeux autour de intelligence artificielle.
En Charente:
3800 entreprises pour 280 000 emplois. 71% des matriculations sont en micro-entreprises impactés par la loi de finance et la baisse du seuil du paiement de la TVA qui va mettre des milliers de personnes en difficultés si elle est appliquée.
– Les intérimaires sont en difficultés avec peu de missions proposées.
– Le secteur du transport et de l’entrepôt sont particulièrement touchés. Le secteur de la construction aussi ralentit.
Aujourd’hui les principales difficultés des entreprises sont:
1- La baisse de la demande et des carnets de commande puis
2- l’inflation des prix.
Pour les artisans, les raisons de la fragilité sont:
1-Baisse du pouvoir d’achat (66%) ,
2- le Cout de l’énergie (45%),
3- la Baisse des carnets de commande 36%
=> Voilà qui confirme la nécessité de relance l’activité par un soutien à la consommation et de sortir du marché européen de l’énergie, ce que nous proposons avec LFI (ce qui a été fait au Portugal et en Espagne) plutôt que de poursuivre les politiques d’austérité, ce que poursuit Macron et Bayrou et qui envoie notre économie dans le mur.
Chômage : Légère baisse -0,2% sur l’emploi. Industrie et logement en particulier. Baisse des intérimaires de 15% depuis 2023. Depuis octobre 2023, baisse de 1,5% de l’emploi salarié privé. Chômage en Charente (7,6) plus élevé que la région (6,7) contre 7,2 au niveau national.

- Vendredi 14 février, échange avec la filière Cognac. Députés et Sénateurs des Charentes étaient invités à rencontrer les membres du Comité permanent du BNIC pour un échange crucial sur l’avenir de la filière Cognac.
Cette réunion a mis en lumière une filière en pleine tempête, soumise à de lourdes incertitudes commerciales et économiques. Mais elle a aussi montré la capacité d’adaptation et la volonté des acteurs du cognac de se mobiliser, tant sur les aspects économiques que sur la transition écologique. La balle est désormais dans le camp des décideurs politiques et diplomatiques, dont les prochaines actions seront déterminantes pour l’avenir de ce secteur stratégique et de nos emplois en Charente. Toute une économie régionale est en jeu. Lire le reportage passionnant d’Aude Marchand pour tout comprendre la crise de la filière Cognac.


- Samedi 15 février, aux cotés de l’association Charente Palestine.
Un rendez-vous tous les samedis de renouveler l’appel pour la paix et la fin des massacres.


Avec Aude Marchand, députée suppléante et collaboratrice parlementaire, avec Matthieu Dussaigne, collaborateur parlementaire, avec Anthony Brondel, collaborateur parlementaire, avec avec Aurélie Lecointre collaboratrice parlementaire, avec Eileen Chaix collaboratrice parlementaire, avec Monique Lecru, qui participe au fonctionnement de la permanence, avec François Quirier-Tanei, qui assure la mise à jour et le fonctionnement du site internet, avec Lydie Rossard, qui assure l’entretien de la permanence.
Excellente semaine,
René Pilato Député de Charente















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