L’Hebdo 119: Grand Off et Carnaval, parlons enfin des artistes-auteurs!

Cette semaine nous étions au Grand Off et au Carnaval des luttes à la rencontre des auteurs et de tous ceux qui continuent de faire vivre la grande fête annuelle de la bande dessinée. Un moment parfait pour parler de leur statut et imaginer l’avenir du festival. A l’Assemblée une table ronde sur les perspectives économiques de la France, et à Angoulême aussi plusieurs rendez-vous au Tribunal d’Angoulême avec le conseil des Prud’hommes et la rentrée du tribunal de commerce. La semaine s’est conclue par un superbe concert baroque.

Bonne lecture et bonne semaine à tous.

Point politique national et international du 1er février 2026

Retrouvez chaque semaine l’analyse insoumise de votre député sur l’actualité: nationale, internationale, à l’Assemblée, à Matignon, au palais Bourbon et à l’Élysées. A

Lire le point politique

International

Massacre des kurdes en Syrie
Débat au titre de l’article 50-1 refusé par le gouvernement. Kobané assiégé. Honteux de ne pas pouvoir débattre de la position de la France, alors que les Kurdes ont agi contre Daesh.

USA, Mineapolis, meurtres et arrestation d’enfants utilisée comme appât. La résistance aux USA s »’amplifie. Cela révèle le vrai visage de l’extrême droite, avec Bardella qui soutient Trump ou Marion Maréchal qui affirme que la France ferait bien de s’inspirer de Trump. Vous êtes prévenus qu’avec eux, si vous défendez les droits humains, vous pouvez être exécutés…Le soutien de l’extrême droite à ces méthodes voulant les importer en France est écœurant. Soutien de LFI aux organisations qui luttent contre cette milice, par exemple aux nouvelles Black Panters qui luttent de nouveau comme ils le faisaient à l’époque contre le Ku Kux Klan. Des agents de la ICE sont annoncés pour les JO d’Hiver en Italie, nous ne l’acceptons pas. Des entreprises françaises travaillent avec la ICE comme Cap Gémini, c’est inacceptable. Dès lors, du fait de la violation manifeste des droits humains avec la complicité de l’État États-uniens, LFI dépose une proposition de résolution pour condamner l’ensemble des crimes commis par la ICE, propose de saisir le haut commissariat aux droits de l’homme pour une enquête internationale, et demande des sanctions ciblées envers les personnes responsables et interdiction de séjour, de coopération et gel des avoirs. 

Iran, selon l’ONU plus de 10 000 morts. LFI contre une intervention étrangère, la France doit jouer son rôle pour protéger le peuple iranien. Possible attaque de l’Iran, Trump envoie des porte-avions. Les « gardiens de la révolution » mis sur la liste des organisations terroristes. Gel des avoirs dans l’UE. La position LFI est ni shah ni mollah, ni monarchie ni théocratie, mais encore et toujours l’appel au droit international afin d’obtenir des élections pour que le peuple décide de son avenir. Envisager des sanctions économiques est un levier pour y arriver.

Conférence de JLM sur la situation internationale :

Horreur totale en Israël qui veut remettre en place la peine de mort par pendaison, exécution en secret, et absence de recourt , et qui exclu les israéliens ce qui de facto vise les palestiniens. La France doit réagir. La France accueillera le prochain congre mondial contre la peine de mort. https://www.blast-info.fr/articles/2026/peine-de-mort-en-israel-un-projet-de-loi-taille-pour-les-palestiniens-jVFxYLdARaOx7EIICaJBkA

Mercosur :

Victoire lors du vote la semaine dernière sur une proposition de résolution de Manon Aubry pour saisir la cour européenne de Justice de l’UE sur le Mercosur. Il serait honteux d’appliquer provisoirement cet accord, en violation du droit alors qu’il doit être suspendu pour 18 mois..

Conflit Thaïlande/Cambodge : Le conflit frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge, ravivé en 2025, est lié à un ancien différend territorial et a entraîné violences armées et déplacements massifs de civils. Il doit être réglé par le droit international, le respect des décisions existantes et un arrêt immédiat des combats. Nous appelons à la protection des populations civiles et du patrimoine culturel, et à une médiation multilatérale (ONU, ASEAN) plutôt qu’à une escalade militarisée ou à des ingérences de grandes puissances extérieures.


National
Chômage :
Le nombre de chômeurs augmente de 2,6% sur le 4e trimestre de 2025. C’est +6,8% sur un an ! La Macronie a multiplié les réformes de l’assurance-chômage. Nous le disions et c’est désormais officiel : elles n’ont fait qu’appauvrir et augmenter le nombre de chômeurs.
Betharram est enfin fermé, c’est le résultat du travail des collectifs citoyens mais aussi du travail parlementaire sur cette affaire et notamment celui de Paul Vannier.

Morandini reste sur CNEWS après sa condamnation définitive pour corruption de mineur, ce qui est particulièrement scandaleux. L’extrême droite n’a rien dit, puis face au scandale, Bardella a finalement demandé aux élus RN de ne pas se rendre aux émissions de ce sinistre personnage.

Vente d’Exaion : La France insoumise dénonce le projet de vente d’Exaion, filiale d’EDF spécialisée dans le calcul haute performance, à une entreprise américaine liée au minage de bitcoin. Cette opération inclurait une clause de non-concurrence empêchant EDF d’agir dans ce secteur stratégique pendant deux ans, ce qui affaiblirait gravement la souveraineté numérique française. LFI a alerté le gouvernement dès novembre, sans réaction, et nous accusons l’exécutif de préparer un nouvel abandon industriel. Dans un contexte de dépendance accrue aux États-Unis et de pressions politiques internationales, cette décision est dangereuse. La France Insoumise défend au contraire une stratégie de reconquête de la souveraineté numérique, couvrant infrastructures, équipements, logiciels et données.

La vente d’LMB Aérospace à un groupe américain, est suicidaire et représente une menace pour la souveraineté industrielle et stratégique de la France. Cette cession affaiblit le secteur de la défense nationale en plaçant une entreprise clé, fournisseur de composants pour le Rafale, sous contrôle étranger, créant une dépendance accrue envers les États-Unis. LFI appelle à une commission d’enquête pour évaluer les responsabilités dans cette décision. Lescure doit être débarqué du gouvernement.

L’ONU épingle la France dans sa gestion de la crise en Kanaky/Nouvelle Calédonie. La commission nationale consultative des droits de l’Homme pointe “la répression violente et disproportionnée à l’encontre des Kanak”. Pour elle, “le processus de décolonisation » qui a été bafoué par l’accord de Bougibal, “n’a pas été mené à son terme” qu’il faut en respecter pleinement l’intégrité, ce qui implique la consultation effective et systématique de la population kanak.”. https://www.liberation.fr/politique/emeutes-de-2024-en-nouvelle-caledonie-la-repression-violente-et-disproportionnee-a-lencontre-des-kanak-epinglee-20260129_2DAQKSZKMBDDREDFP6MTN7NFLU/

Lait infantile contaminé : Nestlé, Lactalis, Danone, Vitagermine : tous ont fait des rappels de lots de lait infantile contaminé. Des rappels d’une ampleur inédite ! La vie de nos enfants doit passer avant les profits des multinationales ! Selon l’organisation Foodwatch, le risque était connu depuis le 9 décembre, mais le gouvernement a laissé la commercialisation de ces produits dangereux pour les bébés… Ces produits auraient dû être interdits à la vente et rappelés. Leur irresponsabilité a conduit à deux décès de nourrissons.

Purge chez les écologistes : les médias n’en font pas un patacaisse mais les accords de boutiques aux municipales faits par les instenses nationales dans la plupart des villes avec le PS, ne conviennent pas aux cadres et militantes et militants qui se rapprochent de LFI. Bienvenue !



À l’Élysée


Derrière les lunettes de Macron…

Revirement sur Trump et la Chine qui monte l’inconséquence de ce président girouette qui ne comprend rien à la politique internationale.

Tchad : réception à l’Élysée du président tchadien Mahamat Idriss Déby, accusé de répression violente, et y voit une relance assumée des logiques de la Françafrique. Emmanuel Macron ferme les yeux sur la répression au Tchad et réactive la Françafrique.La France insoumise réaffirme au contraire tout son soutien à la population tchadienne, et aux forces démocratiques de ce pays.

Israël Silence absolu de Macron sur la destruction des bâtiments de l’unrwa, chargée d’une mission de l’ONU et protégé par le droit international


À Matignon

Budget Jamais il n’a eu aussi peu d’informations données en amont d’un texte budgétaire par ce gouvernement. Les journalistes ont même reçu des amendements au texte avant même que la commission des finances n’en dispose. Le budget coupe à hauteur de 15 milliards dont 10 au niveau de l’État, soit une baisse de 0,2 pt du PIB. En tendancielle c’est une coupe de plus de 30 milliards. 

Le budget prend d’une main ce qui a été donné par l’autre. Nouvel exemple sur le fond vert,  -28 % en 2026, 66 % de baisse en 2 ans. Concernant les étudiants, entre le repas à 1 euros et les bourses, les annonces se chiffrent à 140 millions d’euros mais le gouvernement n’en prévoit que 50. Rappelons la baisse de 2025 de 140 millions d’euros dans le budget accordé aux étudiants. La prime d’activité c’est une augmentation de 50 euros, mais aussi la baisse de 150 à 230 euros pour 1,2 millions d’allocataires avec la suppression de la prime de Noël, sans parler des coupes dans les services publics qui vont impacter le pouvoir d’achat. Sur l’aide au logement, augmentent de 146 millions d’euros du budget par amendement d’un côté, et de l’autre baisse de 300 millions par rapport à l’année dernière. Sur le logement social, augmentation de 200 millions d’euros au lieu des 400 annoncés, qui ne couvriront pas la baisse historique de l’investissement public, qui n’est plus que de 1,6 % du PIB contre 2,2 % en 2010. Le gouvernement a annoncé la création de 2000 postes d’AESH, ce sera finalement 500, encore un mensonge. Les 4000 postes d’enseignants seront eux bien supprimés. 

Politique discriminatoire et raciste. L’article 30 de PLF, qui s’inspire des textes de l’extrême droite, est maintenu dans le projet par 49-3 alors qu’il avait été battu à l’Assemblée nationale. L’intégration et baisserait de 21 % en 2 ans et mise en place de la préférence nationale, avec l’exclusion des APL pour les extra-européens. L’aide publique au développement baisse de 53 % en 2ans. Baisse de 29 % pour la fonction publique,  -6,4 % pour la culture, baisse d’1 milliard pour France 2030 et l’investissement. Moins de taxation des ultra-riches que l’an dernier… Bref c’est le pire budget de ces derniers années.

30ème 49-3 : le coup de force macroniste continue grâce aux LR et PS

La macronie n’a pas changé … !!!


Au Palais Bourbon

Budget et seconde motion de censure étudiée le mardi 27 janvier.
Ceux qui ne votent pas la censure sauvent Macron et sont complices d’un budget dangereux pour le pays Comment un seul opposant de gauche ne peut pas rejeter ce budget ?

La commission des Finances a rejeté le budget du Gouvernement, mais un
31ème 49-3 sera enclenché la semaine suivante.

Victoire à l’unanimité de la proposition de loi visant à reconnaître les victimes de l’exposition aux essais nucléaires français en Polynésie française et améliorer leur indemnisation.Le fruit d’un long combat du peuple Polynésien ! Il est temps que l’Assemblée en fasse autant pour l’Algérie.

Victoire à l’Assemblée nationale a voté pour la fin du « devoir conjugal » ! Nous étions les premiers LFI à déposer un texte pour mettre fin à cette notion archaïque le 11 mars 2025 avec Sarah Legrain. La bataille continue maintenant au Sénat !

– RN, Macronie et PS ont rejeté la gratuité totale des parkings des hôpitaux ! Ils méprisent les 94% des Français·es qui soutiennent cette proposition ! Pire, ces hypocrites du RN ont prétendu défendre cette gratuité il y a trois mois à peine. Faites-le savoir !

– Le gouvernement a empêché un véritable débat parlementaire sur la pérennisation du dispositif « Territoire zéro chômeur de longue durée » en déposant au dernier moment des amendements vidant le texte de sa substance. Alors qu’un accord ambitieux existait en commission, ces manœuvres ont limité toute possibilité d’amélioration démocratique du projet. La version adoptée ouvre en outre le dispositif à des financements privés et aux entreprises de travail temporaire, au risque de dénaturer l’esprit initial de l’expérimentation. LFI réaffirme son soutien au TZCLD comme alternative crédible, fondée sur la dignité, le volontariat et le droit effectif à un emploi utile et adapté.

– Le gouvernement a fait voter via une procédure accélérée, l’interdiction des réseaux sociaux pour les  – de 15 ans. Il s’agit là d’un cheval de Troyes vers plus de contrôle social, puisque tout le monde devra s’identifier.

– Le Sénat rejette le projet fin de vie, et a été jusqu’à remettre en cause le droit opposable aux soins palliatifs. La suite se passera à l’Assemblée nationale.


En circo

– Organisation du Grand OFF: après la crise du FIBD suite au laisser faire des pratiques de 9e Art +, nous nous félicitons de la créativité et de l’implication de l’écosystème de la BD, qui ont fait la démonstration qu’un autre FIBD est possible. Par ailleurs nous dénonçons le fait que René Pilato, député de Charente, n’a pas été invité aux cérémonies de lancement, qui se sont traduites par une opération grossière de récupération politique. 9e Art + a annoncé par ailleurs saisir la Justice.

Divers


– Premier passage sur France Info de René sur la fin de vie


Accord LFI avec le patronat des PME :


Agenda

Le texte sur le « droit à l’aide à mourir » arrive en commission le 04 février 2026.

La semaine du député

  • Mardi 27 janvier: rencontre avec Mme Julie Reigado, professionnelle en foyer de vie à Soyaux, sur l’accès au vote des personnes en situation de handicap mental

    Lors de notre échange, Mme Julie Reigado, qui travaille au quotidien auprès de personnes en situation de handicap mental en foyer de vie à Soyaux, a mis en lumière les obstacles structurels qui persistent malgré la loi de 2019. Cette loi, en abrogeant l’article L.5 du code électoral, a en effet rétabli le droit de vote pour les majeurs sous tutelle, leur permettant de s’inscrire sur les listes électorales et de voter dès les européennes de 2019. Pourtant, force est de constater que ce droit reste trop souvent théorique, notamment pour les personnes souffrant de handicaps lourds ou de déficiences mentales.

    Les difficultés sont multiples : méconnaissance de la loi par les autorités locales, les tuteurs, et même les professionnels des établissements médico-sociaux. Ainsi, des personnes se voient encore refuser leur droit de vote sur la base de décisions de justice obsolètes, comme le soulignent plusieurs associations. Par exemple, certains tuteurs ou établissements estiment que les résidents ne sont « pas capables de voter », notamment ceux souffrant de handicaps intellectuels sévères, et ne les accompagnent pas dans les démarches d’inscription ou de vote. Seulement 11 % des structures interrogées ont inscrit l’ensemble de leurs résidents sur les listes électorales, révélant une difficulté persistante à penser l’exercice du droit de vote pour les personnes en situation de forte dépendance cognitive.

    L’accessibilité des bureaux de vote reste un obstacle partout dans le pays. Les bureaux ne sont pas toujours adaptés aux besoins spécifiques des personnes handicapées, qu’il s’agisse de déficiences physiques ou mentales. Les outils comme le Facile à Lire et à Comprendre (FALC), les informations en braille, ou encore un balisage clair pour guider les électeurs jusqu’à l’isoloir, sont encore trop rarement mis en place. Pourtant, ces dispositifs pourraient lever les freins vers le vote.
  • Mercredi 28 janvier – Table ronde sur la situation et les perspectives de l’économie en France.

    Réunissant M. Denis Ferrand, docteur en économie et directeur général de l’institut Rexecode, chargé du cours d’analyse de la conjoncture à l’Institut Gestion de Patrimoine de l’Université Paris-Dauphine, M. Gilles Raveaud, économiste et maître de conférences à l’Institut d’études européennes de l’université Paris 8, et M. Xavier Timbeau, économiste et directeur principal à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OCFE).

Exposé particulièrement intéressant: 70 000 défaillances d’entreprises en 2025, la tendance n’est pas bonne, en particulier par rapport à la Chine: graphiques très clairs et travaillés qui démontrent bien cela. Cependant les intervenants n’ont pas du tout de vision et de projection de la France dans un modèle économique différent de l’actuel, ou d’avis sur les différentes propositions économiques des partis politiques français. Dommage.

  • Mercredi 28 janvier: vote pour la proposition de résolution pour la création d’une commission d’enquête violences sexuelles incestueuses parentales.

    Vote pour à l’unanimité auquel a participé René Pilato. En France, chaque année, environ 160 000 enfants sont victimes de viols ou d’agressions sexuelles, On se rend compte qu’il y a énormément de problèmes dans les familles avec une omerta sur ce sujet. Le décalage majeur entre l’ampleur des violences et la faiblesse de la réponse pénale témoigne d’une défaillance structurelle du système judiciaire. Cette commission va permettre de faire un état des lieux, pour ensuite avoir une protection de l’enfance qui fonctionne vraiment.

– Lire la proposition de résolution.

  • Mercredi 28 janvier: Audience solennelle de rentrée de David Brenon, Président du conseil de Prud’hommes qui a décidé de passer la main.

L’intervention de David Brenon s’inscrit dans un contexte social, économique et international fortement dégradé, marqué notamment par l’affaire Lecas Industries et par une instabilité mondiale avec 58 conflits actifs. Il a rappelé le rôle fondamental de la justice comme dernier rempart de l’égalité devant la loi, pilier de l’État de droit et de la confiance démocratique, aujourd’hui fragilisée par des politiques d’austérité et un sous-financement chronique. Avec un budget de 77 euros par an et par habitant en France, bien inférieur à celui de l’Allemagne ou de l’Italie, l’accès au droit se trouve menacé. Cette situation intervient alors que l’activité prud’homale connaît une hausse record de 20 % en 2025, particulièrement dans les secteurs de l’industrie et de l’agriculture, avec une augmentation des audiences de départage. Malgré des délais moyens de traitement contenus autour de 11 mois, le non-remplacement du personnel et la baisse des ruptures conventionnelles font craindre un allongement des délais. Enfin, il a salué le renouvellement du conseil avec l’élection de Marie-Pascale Gallibert à la présidence, l’arrivée de 22 nouveaux conseillers sur 56, tout en annonçant sa prise de fonction comme vice-président.

  • Mercredi 28 novembre: Audience solennelle de rentrée du tribunal de commerce d’Angoulême.

    L’audience solennelle de rentrée du tribunal de commerce d’Angoulême s’est tenue dans un contexte économique et social tendu. Elle a été marquée par l’installation de cinq nouveaux juges consulaires et la réinstallation d’un magistrat, ainsi que par la passation de présidence entre Jean-Louis Sutre, après dix-huit années de mandat, et Yves Adol, nouvellement élu.

    Le bilan de l’année 2025 fait état d’une forte hausse de l’activité, avec 297 procédures collectives ouvertes, contre 184 avant la crise sanitaire, traduisant la fragilité persistante du tissu économique local, notamment dans la filière cognac. Face à cette situation, la juridiction a renforcé sa politique de prévention, avec 102 rendez-vous organisés afin d’aider les dirigeants à anticiper leurs difficultés, démarche présentée comme un levier essentiel pour limiter les défaillances.

    Le nouveau président a affirmé sa volonté de s’inscrire dans la continuité, en mettant l’accent sur l’exemplarité, la qualité des décisions, la prévention et le dialogue avec les acteurs économiques et judiciaires, afin de maintenir une justice commerciale réactive, humaine et proche des entreprises charentaises.
  • Vendredi 30 Janvier 2026 _ Assemblée générale Comité départemental de canoë-kayak
    Nous avons assisté à l’assemblée générale du comité départemental de canoë-kayak, nous avons été très bien accueillis par les dirigeants, les salariés et les bénévoles et cela nous a permis de découvrir l’ensemble de leurs activités sur le département.
    Cette rencontre a confirmé la qualité du travail de formation, déjà reconnue, et la volonté de la renforcer encore. Nous avons été sensibles à l’enthousiasme de jeunes professionnels revenus en Charente pour s’investir dans cette dynamique.
    L’arrivée de Nicolas Labat, Conseiller technique fédéral départemental de la Charente , Entraîneur départemental du Pôle espoir d’Angoulême, ancien entraîneur de haut niveau revenu sur le territoire, est un véritable atout pour accompagner les jeunes et structurer la formation. Le rôle de Julien Pajaud, conseiller technique départemental, a également été mis en avant, tant pour le suivi sportif que pour le fonctionnement du comité et la gestion des bases.
    Malgré la perte d’un club historique, la saison sportive a été encourageante, notamment chez les jeunes. Les bases de canoë-kayak attirent de nombreux touristes, y compris étrangers, et restent un levier important pour l’attractivité du territoire. La gestion financière est par ailleurs restée maîtrisée, avec la volonté d’éviter les déficits en essayant lors de cette nouvelle année de travailler sur les charges de fonctionnement.
    La fermeture temporaire d’une base en raison du manque d’eau a rappelé que la ressource en eau est devenue un enjeu central, avec des conséquences concrètes pour le sport et le tourisme.
    Cette assemblée a surtout montré un collectif engagé, lucide sur les difficultés, mais confiant et tourné vers l’avenir du canoë-kayak en Charente.
  • Vendredi 30 et samedi 31 janvier 2026: Rencontre adaBD/Intersyndicale : « La continuité de revenus pour les artistes-auteur·ices. Actualités. Faisabilité. Quel(s) financement(s) ? » et « la Sécurité sociale des artistes-auteurices » au théâtre d’Angoulême – théâtre d’Angoulême

Depuis des années, les artistes-auteur·ices subissent les conséquences d’un système défaillant. Le scandale de l’AGESSA, qui a spolié 190 000 artistes entre 1994 et 2019 en ne prélevant pas leurs cotisations retraite, en est l’illustration la plus frappante. En 2024, le prix Nobel de littérature Jean-Marie Gustave Le Clézio a même obtenu la condamnation de l’AGESSA pour des manquements dans la gestion de son compte retraite. Plus récemment, en juillet 2025, la Cour des comptes a pointé du doigt la gestion désastreuse de la Sécurité Sociale des Artistes Auteurs (SSAA), héritière de l’AGESSA, et a recommandé le retrait de son agrément. Pourtant, malgré un communiqué signé par 21 organisations en septembre 2025 exigeant cette mesure, le Ministère de la Culture persiste à maintenir cette structure, révélant une inertie coupable.
L’absence de représentation des artistes-auteurs dans les instances décisionnelles de la SSAA est un problème récurrent. Les ministères, chargés de contrôler cette association, ont failli à leur mission, laissant perdurer un système opaque et injuste. Lors de l’examen du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, René Pilato a, avec le groupe LFI-NFP, défendu des amendements visant à garantir une représentation élue des artistes-auteurs et à exclure les Organismes de Gestion Collective (OGC) du conseil d’administration. Malgré nos efforts, la majorité macroniste a repoussé les élections professionnelles à 2027 et les a organisées par branches, ignorant délibérément le statut unique des artistes-auteur·ices.

La question de la continuité des revenus est un enjeu vital pour des milliers de créateurs et créatrices. Les artistes-auteurs, dont le travail est essentiel à la vie culturelle, littéraire et artistique du pays, subissent une précarité structurelle. Leurs revenus, souvent discontinus et dépendants de la diffusion de leurs œuvres, les plongent régulièrement dans une insécurité financière. La proposition de loi portée par le groupe GDR, que René Pilato a cosignée, vise à instaurer un revenu de remplacement pour les périodes sans ressources, inspiré du modèle des intermittents du spectacle. Ce dispositif, géré par l’UNEDIC, serait financé par une cotisation des diffuseurs et garantirait un filet social minimal (85 % du SMIC). Il s’agit de reconnaître enfin le travail de création comme un travail à part entière, et de protéger les artistes-auteurs face aux menaces croissantes, comme l’essor de l’intelligence artificielle générative, qui exploite leurs œuvres sans contrepartie.

Cependant, cette proposition se heurte à une résistance idéologique. La droite sénatoriale, alignée sur les intérêts des grands diffuseurs, rejette toute participation financière des commanditaires. Leurs discours, qui prétendent que « seuls les artistes qui se distinguent survivront », reflètent une vision élitiste et libérale, en totale rupture avec les réalités du secteur. Leur refus de reconnaître la nécessité d’un revenu de remplacement révèle une volonté de maintenir les artistes-auteur·ices dans une dépendance financière.

Lors de cette table ronde, René Pilato a également rappelé la vision de la France Insoumise : une culture accessible, populaire, présente dans les quartiers populaires comme dans les villages. Les artistes-auteurs, en brisant le silence sur leur situation sociale, ont su imposer ce débat dans l’espace public ainsi qu’à l’Assemblée Nationale. Ils ont organisé un rapport de force avec les intérêts financiers du monde de la diffusion et le Ministère de la culture qui a permis d’obtenir des premières avancées lors de l’examen du PLFSS. Il est temps de rompre avec un système qui les précarise et de construire une protection sociale à la hauteur de leurs besoins.

Les prochaines étapes sont claires : il faut retirer l’agrément de la SSAA et reconstruire un système transparent, instaurer un revenu de remplacement pour les artistes-auteur·ices, et les impliquer pleinement dans la gouvernance de leur protection sociale. Les syndicats demandent une concertation réelle sur les décrets d’application de l’article 5 du PLFSS.

Merci pour l’accueil de Sébastien Cornuaud, juriste Droits d’auteur et aux membres de l’intersyndicale pour leur exposé, notamment Samantha BAILLY, autrice et scénariste, présidente de la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse de 2017 à 2019, Jimmy CINTERO, designer graphique, délégué syndical SNAP-CGT Île-de-France, membre du groupe de travail sur la continuité de revenus pour les artistes auteur·ices, Katerine LOUINEAU, artiste plasticienne, membre du CAAP (Comité Pluridisciplinaire des Artistes-Auteurs et des Artistes-Autrices) et administratrice de la Sécurité Sociale des artistes-auteurs (SSAA).

  • Samedi 31 janvier: Carnaval des luttes:

    A l’initiative des étudiants des écoles d’art de l’EESI. 400 personnes. Une vision non marchande de la culture, pour qu’ils ne soient pas de simples exécutants de supports publicitaires pour soutenir le système libéral.

    « Cette année, Carnaval sera toujours bouffonnante et anti-impérialiste, anticapitaliste, transféministe, antiraciste, décoloniale, écologiste, pour la sauvegarde des cultures populaires, des services publics et des biens communs, pour des conditions de travail et de vie dignes, pour un monde solidaire contre toute forme d’oppression, de contrôle et de précarité !
 Tout ça ??? Oui, tout ça !!! » Lire sur leur site

    Cette année il y avait une actualité prenante avec l’annulation du FIBD. Un moment marquant: la pièce de théâtre devant l’hôtel de ville pour désigner la mauvaise gestion du festival. Thème des bouffons: les artistes ne sont pas juste là pour divertir les puissants. Beaucoup de souffrance d’être peu considérés et mal rémunérés.

    Suivent quelques photos d’expositions et des vigiles qui assurent avec bienveillance la sécurité du grand off. Un exemple de tous ces métiers mis en difficultés par l’annulation du festival.

Lire l’article de la Charente Libre: « 2 minutes pour revivre le Carnaval des luttes d’Angoulême. »

  • Samedi 31 janvier: Concert Monteverdi par l’ensemble vocal Aredia du Colibri

    Nous avons eu la chance d’assister à un très beau concert proposé par l’Ensemble vocal Aredia du Colibri au Théâtre municipal de La Couronne, autour des œuvres de Monteverdi. Chaque morceau était plein d’émotion et de poésie.

    Durant le spectacle, chaque instrument, la viole de gambe, le théorbe et la guitare baroque, nous ont été présentés par les musiciennes, ce qui nous a permis de mieux apprécier leurs sonorités uniques et la richesse de la musique baroque.

    Sous la direction attentive de Monique Lecru, les voix et les instruments se sont mêlés harmonieusement pour offrir un moment à la fois vivant et sensible.

    Ce concert fut un vrai plaisir, un beau voyage musical qui nous a touchés par sa finesse et sa chaleur.

    Un grand merci à tous les artistes pour cette soirée inoubliable et tout notre soutien au spectacle vivant !

Excellente semaine,
René Pilato, Député de Charente

Avec Aude Marchand, députée suppléante et collaboratrice parlementaire, avec Anthony Brondel, Eileen Chaix, Matthieu Dussaigne et Vincent Biton, collaborateurs parlementaires, avec Monique Lecru, qui participe au fonctionnement de la permanence, avec François Quirier-Tanei, qui assure la mise à jour et le fonctionnement du site internet, et avec Lydie Rossard, qui assure l’entretien de la permanence.

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