Nous sommes allés à la rencontre de Sophie Thoreau, exploitante de Cognac, pour discuter de l’évolution de la filière et de ses nouveaux usages, notamment dans la gestion de l’eau.
On y constate d’ailleurs qu’une prise de conscience sur le danger des produits phytosanitaires est réellement engagée: une plateforme permettant de laver les machines puis de purifier l’eau par évaporation est en place sur l’exploitation. D’autres investissements permettent de décalcariser l’eau et d’équilibrer le ph afin que les produits soient plus efficaces et donc moins épendus.
Sur l’énergie, la filière travaille sur sa sobriété et sa résilience avec des expérimentations en cours dans le cadre de la révision du cahier des charges. Il y est notamment question de permettre l’usage de l’électricité pour l’évaporation en distillerie, cette dernière ne pouvant pour l’instant se faire qu’à la flamme et fait dépendre largement du gaz. Des distilleries expérimentent également la récupération de chaleur plutôt que d’avoir une cheminée pour l’évacuer.




Enfin, la certification environnementale de la filière cognac a pris position pour promouvoir la gestion parcellaire de l’eau et non la ponction des nappes phréatiques sur le modèle des mégabassines. Autant de pistes de réductions des coûts d’exploitation qui peuvent permettre de maintenir les emplois et les salaires, car le secteur a besoin de main d’œuvre et l’attachement de cette dernière à la vigne qu’elle travaille est primordial.
L’entretien s’est conclu par une discussion sur la transmission des terres et de l’outil de travail agricole, avec un accord sur le fait que cela ne peut pas être traité comme la transmission d’une rente car il faut de la passion et de l’envie pour faire prospérer une exploitation.
Merci à Mme. Thoreau pour son accueil.















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