Point politique du 26 janvier 2025
NATIONAL :
Pour L’intergroupe du NFP, réuni mardi, Le PS s’exclut du NFP en ne votant pas la motion de censure, seul outil pour clarifier qui se trouve dans l’opposition. L’intergroupe a émis une déclaration commune imposant un ultimatum aux socialistes sur la prochaine censure. Ils n’ont, par ailleurs, obtenu que 439 millions d’euros dans le nouveau projet de loi de finances et deux vetos ont été mis en place par Bayrou au sujet de ce qui pourrait ressortir de la concertation sur les retraites négociée par le PS: celui du MEDEF et celui des macronistes.
Visé par la polémique, France info a mis à pied un responsable de sa chaîne pour avoir utilisé le mot « otages » au lieu de « prisonniers » pour les palestiniens échangés contre les otages israéliens. Cet incident montre la pression inconsidérée sur la chaîne publique par une députée.
Honte aux députés macronistes qui se sont abstenus sur la proposition de loi instituant les repas du CROUS à un euro pour les étudiants.
Louis Boyard est arrivé en tête au 1er tour des élections municipales de Villeneuve Saint-Georges avec une liste LFI-UnionPopulaire avec 25% des voix !
Du côté de l’Elysée :
Macron prévoie d’augmenter encore les dépenses militaires. C’était déjà 3 milliards de plus dans la précédente loi de programmation militaire.
Du côté de Matignon :
Le projet de loi de finances version Bayrou représente 10 milliards d’économie supplémentaire par rapport à la version de Barnier.
Au Sénat, le gouvernement a déposé des amendements pour faire de nouvelles coupes dans l’écologie, l’éducation, le sport et continue de durcir le PLF.
Les parlementaires socialistes laissent donc passer un budget extrêmement austéritaire.
INTERNATIONAL
Donald Trump a signé plus de 42 décrets en une semaine déclenchant notamment une politique plus hostile que jamais à l’encontre des populations immigrées (suspension du droit du sol et des programmes d’asile depuis l’Amérique latine), se retirant de la principale agence de santé mondiale (OMS), et actant de nouveau la sortie de l’accord de Paris sur la crise climatique…Tandis que son ministre de l’efficacité gouvernementale (Elon Musk) a effectué un salut nazi. Annulation de plusieurs dispositions qui affirment l’orientation transphobe. Impérialisme menaçant afin d’obtenir des avantages commerciaux et un accès aux ressources minières avec le Canada et au Groenland.
Accord de cessez-le-feu à Gaza, après l’attaque du 7-Octobre ayant entraîné la mort de 1.210 personnes côté israélien, 46.707 palestiniens ont été tuées dans la campagne militaire israélienne de représailles dans ce territoire qui a aussi provoqué un désastre humanitaire. A noter que les raids israéliens en Cisjordanie persistent.
LA SEMAINE DU DÉPUTÉ:
- Cérémonie de vœux de l’hôpital Camille Claudel, mardi 21 janvier. Le directeur de l’établissement a annoncé un pôle au sein du Centre hospitalier de Girac. Le travail en commun se développe notamment sur le sujet de l’addictologie. Un service de proximité en addictologie devrait être installé à Barbezieux. Il a également été annoncé le démarrage des travaux du bâtiment D1. Cette rénovation permettra de transférer les patients du « logis » qui est un bâtiment insalubre.
Le ministre de la santé a confirmé hier que la santé mentale serait cette année la grande cause de l’année. Mais il faut s’assurer que l’on n’oublie pas la psychiatrie derrière la « santé mentale » et que cela se traduise par des investissements massifs.
L’hôpital connaît une crise du fait du départ de médecins qui ne sont pas renouvelés. La Charente souffre d’un manque de psychiatres. Le directeur de l’ARS Nouvelle Aquitaine a annoncé dans un article un soutien « d’ampleur ».


- Entretien avec l’Union patronale et l’UIMM, jeudi 23 janvier. Inquiétude généralisée chez les industries de mass market qui pourraient partir à l’étranger. La situation pourrait être pire que la crise de 2008 pour les entreprises.
René Pilato a rappelé l’interpellation du PDG d’Arcelor Mittal et Auchan en commission des affaires économiques: il est inacceptable que ces entreprises délocalisent tout en bénéficiant des aides de l’Etat. Dans un contexte où 4% de hausse de chômage viennent d’être annoncés ainsi que 66 000 défaillances d’entreprises. Le modèle de l’offre s’écroule, va nous coûter 300K emplois et nous envoie dans le mur. Au même moment les PDG au nom du fric délocalisent plutôt que d’être patriotes. C’est significatif de gens qui ne veulent pas changer de modèle et font passer l’argent avant l’humain. Un autre monde est possible et plus que jamais nécessaire.
Les entreprises, de leur côté, ont insisté sur la concurrence déloyale avec les USA, où il n’y a pas les normes européennes et où les entreprises sont hautement financées par l’Etat.
Pour René Pilato l’une des réponses c’est la taxe au kilomètre, pour les produits d’importation comme les produits du territoire national, pour lutter contre le système mondial de concurrence généralisée : on ne sera jamais compétitifs avec l’ukrainien qui gagne 200 ou 500 euros.
L’Europe a été créée pour éviter la guerre mais souffre d »un manque de planification politique pour, notamment, mettre en place l’harmonisation fiscale. L’union patronale est d’accord.
Dans le contexte de la concurrence mondiale, la France souffre d’un manque de compétitivité du fait des taxes. Et, les industries françaises n’intéressent plus : elles ne se vendent plus. Le Président Maxime Thiollet considère que la société française tend à dévaloriser les métiers/filières industrielle et agricole.
« L’industrie est en faveur du Mercosur. » Quid, alors, de notre souveraineté ? Un enjeu est aussi celui de l’avenir de la consommation dans un monde où on doit tendre vers le durable et la sobriété.
M. le Député et les représentants patronaux ont aussi échangé sur le sujet de l’héritage. Selon eux, une motivation des entrepreneurs quand ils fondent leurs entreprises est de créer du patrimoine pour transmettre à leur familles/enfants et sans cela ils auraient été salariés. René Pilato avance que les gens seront motivés à entreprendre si une réelle planification permet de donner des objectifs de développement à long-terme, si les infrastructures publiques sont entretenues et de qualité, si un projet commun donne du sens à l’engagement de chacun, comme celui pour la survie de l’humanité.
Merci à l’Union Patronale de la Charente et l’IUMM pour leur temps et, malgré des avis très divergents, pour la qualité de l’échange d’idées.

- Visite de l’exploitation de cognac de Sophie Thoreau à Moulidars, le vendredi 24 janvier. Un échange enrichissant sur les nouvelles techniques environnementales et l’avenir de la filière à retrouver dans le reportage dédié.

- Voeux de la municipalité de Garat, vendredi 24 janvier.
Nous avons été invités à la cérémonie des vœux de la Commune de Garat, Monsieur le Maire a présenté les projets en cours et à venir pour 2025, tels que les aménagements concernant la restauration scolaire, des travaux d’isolation, l’installation de la gendarmerie et nous a présenté 2 citoyens qui seront gardes de voirie. Il a également souligné l’importance de l’engagement citoyen et mis à l’honneur Serge Bachaumard pour ses services rendus à la commune, tout en saluant le travail exemplaire du conseil municipal et des associations. Ce moment a permis de rassembler les habitants autour d’une vision commune en partageant avec chaque personne présente l’utilisation du budget concernant les projets portés. Bel accueil et de belles rencontres et discussions ce soir là !



- Rendez-vous avec la fédération nationale des éducatrices de jeunes enfants au niveau départemental (FNEJE) :
Ses objectifs sont de défendre un accueil de qualité des 0-6 ans comme dans les crèches par exemple ou milieu hospitalier et protection de l’enfance.
En France il y a, à la différence des autres pays européens, une rupture de suivi entre 0-3 ans et 3-6 ans, d’où leur absence en maternelle. C’est principalement dû aux deux ministères différents qui gèrent la petite enfance (ministère des affaires sociales et éducation nationale). Le taux d’encadrement diminue de 2 adultes dès le passage à la tranche 3-6 ans. Il manque du personnel d’accompagnement sur le même modèle en école maternelle. La marche est aussi compliquée pour mes parents qui n’ont plus le dialogue de confiance qui peut exister avec les crèches.
Les professeurs des écoles se retrouvent avec des classes de 25 avec des enfants qui sont tout juste à 3 ans et où on leur demande de rester assis, de rester silencieux alors qu’ils sont pas prêts. L’école obligatoire à 3 ans est un progrès primordial mais concentre un certains nombre de problèmes dont le fait que les professeurs de maternelle ne sont pas spécifiquement formé (sur les situations de violences éducatives ordinaires par exemple, ce qui est inclus dans la formation des assistantes maternelles).
Les revendications :- Le taux d’encadrement notamment en crèche : ici en Charente, un exemple est que chaque EJE a sous sa responsabilité 6 enfants dont des bébés. Ça équivaut à « faire du taylorisme à la crèche ». Aller à 1 pour 7 d’ici à 2027 et 1 pour 3 d’ici à 2030.
- pas plus de 24 élèves par classe en école maternelle.
- gratuité des crèches pour les personnes en dessous du seuil de pauvreté et accessibilité sur tout le territoire national du « service public de la petite enfance ».
- revoir la formation des assistantes maternelles et ne pas leur accorder un agrément a priori.
- accorder un temps d’échange entre professionnels.
- Alors qu’on est sur la mise en place du service public de la petite enfance, il n’y a pas de ministère de la famille ou de l’enfance.
Il y a 1200 places agréés d’EAJE (hors places en foyer). Donc on peut en déduire qu’il y ait 225 professionnels tous diplômes confondus. Avec 1 pour 5 en 2027 ça donnerait 271 professionnels pour la Charente et 335 pour 2030.
Enfin la question de la qualification: il y a des professionnels diplômés d’état et d’autres sont juste dits « qualifiés » avec le CAP petite enfance, personnel moins rémunéré et qui tend à prendre plus de place ces dernières années du fait des budgets à la baisse dans le public et de l’arrivée des crèches à but lucratif qui veulent faire des marges. Cette pénurie de professionnels vient directement aussi des salaires précaires.
Avec Aude Marchand, députée suppléante et collaboratrice parlementaire, avec Matthieu Dussaigne, collaborateur parlementaire, avec Anthony Brondel, collaborateur parlementaire, avec avec Aurélie Lecointre collaboratrice parlementaire, avec Eileen Chaix collaboratrice parlementaire, avec Monique Lecru, qui participe au fonctionnement de la permanence, avec François Quirier-Tanei, qui assure la mise à jour et le fonctionnement du site internet, avec Lydie Rossard, qui assure l’entretien de la permanence.
Excellente semaine,
René Pilato Député de Charente















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