Reportage: Rendez-vous avec Mme Charrier de la Banque de France.

La rencontre avec Mme Charrier, directrice départementale de la banque de France, a été l’occasion d’un long échange sur l’économie charentaise.

La discussion a notamment porté sur la question du poids des normes sur les entreprises charentaises: nous sommes dans une situation où les défaillances et délocalisations d’entreprises se succèdent et dans laquelle l’investissement est au plus bas depuis 2 ans.

Sur ce sujet René Pilato avance que nous ne serons jamais compétitifs avec des entreprises des pays comme la Roumanie et la Pologne où les conditions salariales sont bien moindres. Les normes sociales et environnementales ne sont pas les mêmes dans d’autres pays donc la concurrence est faussée. Ainsi l’Europe manquerait d’une vision politique: dans ce projet européen il manque par exemple le rapatriement des industries de productions de machines et de pièces, notamment dans le secteur de l’automobile pour limiter les flux.

Il existe un conseil consultatif à la Banque de France qui réunit différentes types d’entreprises du département. Pour toutes celles qui étaient présentes, c’est la réglementation qui pose problème ; les dirigeants ne se sentent pas soutenus.
Le gouverneur de la Banque de France a remis sa lettre annuelle au Président de la République en pointant le poids de la dette publique française.

Il y une sorte de microcosme du cognac dans l’ouest du département qui fait tourner de nombreuses entreprises du fait de l’explosion de la filière il y a quelques années.

De son côté la filière Image risque de voir supprimée la redevance de l’audiovisuel public. Risque de l’IA aussi pour les métiers de la création ou d’autres comme celui de comptable. A ce sujet Mme Charrier a avancé que l’Union européenne risquait d’être en queue de cortège sur l’utilisation dans l’IA dans l’économie face à d’autres pays qui misent dessus comme la Chine.

Qu’en est-il du sujet des micro-entreprises? Elles ont été créées à un moment pour ramener du monde dans l’emploi, mais il y a un sujet car aujourd’hui certaines micro-entreprises fonctionnent sans aucun chiffre d’affaire. Risque que la masse salariale fuit vers ce modèle et qu’une partie nourrisse l’économie souterraine. Un sujet est également qu’ils n’ont pas de protection sociale, ils ne peuvent pas vivre du chiffre d’affaire minimum. La banque de France conseille aux auto-entrepeneurs en difficulté de passer à une entreprise individuelle, qui implique de payer des impôts. Autre difficulté: ces auto-entrepreneurs se font parfois payer en espèce et donc n’ont pas accès à la retraite à un niveau satisfaisant.

L’échangé a aussi touché le sujet du pouvoir d’achat et de la confiance des français. Du fait de l’instabilité du pays par exemple, le taux d’épargne est de 18%. A ce sujet René Pilato défend la mise en place d’un pôle public de l’énergie avec des tarifs réglementés de l’électricité pour les ménages et les entreprises. C’était un des sujets du conseil consultatif de la Banque de France : comment se fait-il que la France produise de l’électricité pas cher et que les entreprises paient le prix fort ?

Pour finir Mme Charrier évoque la Banque centrale européenne, qui travaille aujourd’hui sur un projet d’euro numérique: du cash mais virtuel, ce qui ne remet pas en cause le travail des banques mais cela crée un circuit parallèle. La Banque de France est persuadée que le cash continuera d’être utilisé.

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