M. Chabanais, directeur du Centre Clinical d’Angoulême-Soyaux, nous a présenté les activités de sa clinique, qui offre des soins en chirurgie, obstétrique et médecine générale. La clinique se distingue en Charente par une activité chirurgicale prédominante et réalise 40% des accouchements du département, soit environ 900 par an. Elle a également développé de nouveaux services, tels qu’un centre de traitement de la douleur et une unité de soins palliatifs accueillant de nombreux patients.

M. Chabanais défend une vision bicéphale de la santé, un partenariat entre médecine publique et privée. Selon lui l’administratif prend trop de place dans l’hôpital public et entraîne un déficit d’attractivité, les déserts médicaux ont également un gros impact, laissant par défaut des patients qui n’en ont pas besoin se présenter aux urgences. Il note que, malgré la suppression du numerus clausus, le manque de formateurs limite l’augmentation du nombre de médecins.
Il nous a également fait un rappel du fonctionnement financier d’une clinique privée: l’Etat décide du pourcentage de l’acte qui est rémunéré à la clinique. En moyenne, l’acte est rémunéré 30% de moins que les mêmes actes dans le public, car les hôpitaux publics ont à leur charge la formation et la rémunération de leurs soignants, à la différence des cliniques. Les soignants s’y rémunèrent directement par les actes. La clinique garantit le matériel, l’environnement de travail des soignants et l’accueil des patients. Elle se rémunère sur la mise à disposition des bureaux et des plateaux techniques aux chirurgiens, et c’est sur les repas et la chambre qu’elle engrange le plus de marges.
La France rencontre des difficultés d’approvisionnement en dispositifs médicaux et médicaments, illustrant un problème de souveraineté sanitaire. Les hôpitaux et cliniques français achètent ces produits à des prix inférieurs à ceux pratiqués ailleurs, en raison des tarifs fixés par la Sécurité sociale. Cette situation incite les laboratoires à privilégier d’autres marchés plus rémunérateurs, délaissant ainsi la France. De plus, le pays ne dispose pas des capacités de production nécessaires pour pallier ces manques. Par exemple, fin 2024, une pénurie de sondes médicales a été constatée.
René Pilato a rappelé que le programme « L’Avenir en commun » de La France insoumise prône une santé publique ou à but non lucratif, avec la fin des mutuelles et assurances privées et un remboursement à 100% de tous les soins. Il a également exprimé son rejet des dépassements d’honoraires, qui peuvent conduire certains patients à renoncer aux soins.
















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