L’Hebdo 75: Vœux 2025 et « un gouvernement de malfaiteurs »

De retour d’un repos bien mérité de l’équipe pour les fêtes, voici la vidéo des vœux 2025 avec le premier point politique de l’année:

Point politique du 8 janvier 2025

NATIONAL :
Nouveau gouvernement nous dit-on alors que les principaux ministres ne changent pas : Darmanin, Retailleau, Genevard, Ferracci, Vautrin, Barrot, Pannier-Runacher, Lecornu rempilent.
D’anciens ministres refont surface : Montchalin, Bergé… tandis qu’E. Borne commence sa rentrée en expliquant qu’elle n’est pas spécialiste de l’Education nationale.
Le recyclage a des limites…

Traitement scandaleux de la situation d’urgence à Mayotte : en plein désastre, trois ministres, dont celui de l’outre-mer, s’accordent dans une tribune sur le chaos migratoire à Mayotte au lieu d’adopter une loi d’urgence.
Son examen en commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale a été repoussé d’une semaine.
E. Macron, lui, a préféré repousser son départ vers l’île et se rendre en Corse pour rencontrer le pape, qui a ignoré son inauguration de Notre-Dame.

Généralisation du versement conditionné du RSA à quinze heures d’activité hebdomadaires alors que la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) considère que cette obligation « porte atteinte aux droits humains » en subordonnant le versement d’un revenu minimum de subsistance à la réalisation d’une contrepartie », d’autant que le montant actuel « ne permet, par ailleurs, pas de vivre de façon digne ».

Hausse des cas de scorbut chez les enfants en France : un « symbole de l’augmentation de la précarité alimentaire », l’étude scientifique a établi une corrélation significative avec la hausse de l’indice des prix à la consommation depuis 2020, post-covid 19.

Du côté de l’Elysée :
E. Macron a enfin reconnu, lors de ses vœux, que la dissolution de l’Assemblée nationale avait apporté davantage de divisions à l’Assemblée que de solutions pour les Français et produit plus d’instabilité que de sérénité.

Du côté de Matignon :
En remontant jusqu’à la nomination de Michel Debré en 1959, l’Ifop n’a pas retrouvé de niveaux d’impopularité aussi élevés pour un Premier ministre après sa prise de fonctions.
Autre polémique : il a annoncé empêcher la reconstruction des bidonvilles à Mayotte alors qu’interdire la construction d’un abri à des personnes qui n’ont pas d’autre choix, en dépit de programme de construction en corrélation avec les défis de l’île, c’est les mettre en danger.
La territorialisation de leurs titres de séjour les empêche également de se rendre dans l’Hexagone ou à La Réunion, ce qui permettrait pourtant de réduire le besoin de relogement sur place.
Il a d’ailleurs commencé son mandat par le choix de se rendre au conseil municipal de Pau, ville dont il est maire, plutôt que de se rendre sur place.

INTERNATIONAL

  • Fin décembre, Israël a profité du chaos ambiant en Syrie en détruisant la quasi-totalité des capacités de l’armée syrienne
  • La semaine dernière, dans le nord de la Bande de Gaza, l’armée israélienne a donné l’assaut contre l’hôpital Kamal Adouane. Le personnel médical en avait été évacué laissant les patients livrés à leur sort.
  • Depuis leur retour au pouvoir en Afghanistan, en août 2021, les talibans n’ont cessé, semaine après semaine, de réduire les droits des femmes, érodant progressivement leurs libertés et leur dignité. Nouvelle restriction : l’interdiction de leur emploi par les ONG internationales.

Nous sommes gouvernés pas une « association de malfaiteurs »….

Outre les déboires avec la justice du Premier ministre mis en cause pour emplois fictifs avec l’argent du parlement européen et dont le parti a été condamné, et même si le parquet a fait appel pour son non-lieu, le nombre de ministres de ce gouvernement qui ont ou ont eu affaire à la justice est impressionnant:

  • M. Lecornu a échappé à un procès devant le tribunal correctionnel alors qu’il y avait manifestement prise illégale d’intérêts. En tant que président du Conseil départemental de l’Eure, il avait participé à des délibérations en rapport avec la Société d’autoroutes Paris-Normandie (SAPN), qui bénéficie d’une délégation d’une mission de service public dans son département, alors qu’il était en même temps administrateur rémunéré de cette société.
  • En décembre, après cinq ans d’enquête, le Parquet national financier a requis un procès contre l’ex-patron de Renault Carlos Ghosn et la ministre de la culture. Rachida Dati aurait été rémunérée 900 000 euros dans le but de défendre les intérêts du constructeur automobile au Parlement européen.
  • Manuel Valls a été condamné à payer 277 000 euros en Espagne pour dépassement du plafond des dépenses autorisées et le versement de dons de la part de grands patrons barcelonais dans le cadre de sa campagne lors des municipales de Barcelone en 2019.
  • Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, est liée à une société détenue par son père et ses enfants mineurs. Baptisée Arjunem, l’entreprise familiale partage des intérêts financiers avec Perenco, numéro du pétrole en France, et détient plus de 1 million d’euros dans des paradis fiscaux suite à une enquête du journal Disclose.
  • Le bureau de l’Assemblée nationale a saisi la justice pour le faux témoignage dans le cadre d’une commission d’enquête d’Aurore Bergé, ministre de l’Egalité.
  • Que dire également du signal envoyé en nommant Gérald Darmanin ministre de la Justice alors qu’il a été accusé d’avoir profité de sa position dominante d’élu pour obtenir des faveurs sexuelles.
  • La ministre du Travail, Catherine Vautrin, ex-trésorière de l’UMP, avait été mise en examen pour « abus de confiance » dans l’affaire des pénalités de Nicolas Sarkozy payées par le parti à sa place.
  • Le ministre de la fonction publique, Laurent Marcangeli, ancien maire d’Ajaccio, a été condamné par la Cour des comptes à une amende de 10.000 euros pour la non-exécution de décisions de justice par sa commune.

Sans oublier le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, procès en cours pour prise illégale d’intérêts !

LA SEMAINE DU DÉPUTÉ:

  • Déjeuner de fin d’année avec l’équipe parlementaire et des bénévoles réguliers. Le 20 décembre 2024.

Avec Aude Marchand, députée suppléante et collaboratrice parlementaire, avec Matthieu Dussaigne, collaborateur parlementaire, avec Anthony Brondel, collaborateur parlementaire, avec avec Aurélie Lecointre collaboratrice parlementaire, avec Eileen Chaix collaboratrice parlementaire, avec Monique Lecru, qui participe au fonctionnement de la permanence, avec François Quirier-Tanei, qui assure la mise à jour et le fonctionnement du site internet, avec Lydie Rossard, qui assure l’entretien de la permanence.

Excellente semaine, René Pilato Député de Charente

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