Vidéo: Dette: « Par vos choix budgétaires, à la détresse, vous ajoutez la souffrance! »

Discours sur la dette et les conséquences désastreuses de la politique austéritaire voulue par Michel Barnier. Le 14 octobre 2024.

Regardez le discours de René Pilato en intégralité:

Madame la présidente, Monsieur le ministre, Monsieur le président de la commission des finances, Monsieur le rapporteur, chers collègues,

3200 milliards de dette, dont 1200 imputables à la macronie. Vous entendre prôner la même politique Monsieur le ministre laisse pour le moins perplexe.

Où est passé l’argent ? Libéralisation du secteur de l’énergie et fin des tarifs réglementés ont laminé les forces vives du pays. Un tiers des français doit vivre avec de moins de 100€ dès 10 du mois. Des restrictions se font donc sur les loisirs les biens de consommation la nourriture et la santé. Ils doivent arbitrer par exemple entre la facture d’électricité et la facture de cantine.

En France, 7ème puissance mondiale 2 millions de retraités vivent sous le seuil de pauvreté des étudiants font la queue à l’aide alimentaire le taux de pauvreté atteint 15% de la population. Soit 9 millions de personnes.

Une honte !

C’est donc une consommation de survie pour ces « gens qui ne sont riens » dixit Macron… Par rapport à l’inflation les salaires baissent la consommation se réduit les carnets de commande se vident les investissement sont reportés.

Des aides au logement changeantes et des taux d’emprunt élevés grippent le secteur de la construction et par contagion, c’est toute l’économie qui tousse.

Les défaillances d’entreprises se multiplient le nombre de précaires augmente et cela se traduit par une baisse des recettes de l’État. Car c’est bien un manque de rentrées fiscales de l’impôt sur les sociétés l’impôt sur le revenu et maintenant de la TVA qui fait exploser la dette !

Avec plus de 40 milliards de coupes budgétaires dans la santé, l’éducation, sur nos retraités une augmentation du prix de l’énergie, le reste à vivre pour les foyers va encore diminuer.

Monsieur  le ministre, les mêmes causes produisant les mêmes effets, que pensez-vous qu’il va se passer si vous persistez ?

Une spirale récessive.

Pire, une maman étant à l’euro prêt va se restreindre pour nourrir son enfant tomber malade et fuir le médecin car le reste à charge d’une visite à 30€ c’est une semaine de cantine.

Elle finira en bout de course aux urgences qui, déjà saturées, risquent d’avoir une morte de plus sur un brancard. Monsieur le ministre, par vos choix budgétaires, à la détresse, vous ajoutez la souffrance !

Vos ballons d’essai mettent déjà le feu aux poudres. Vous êtes obligés de faire machine arrière alors que le budget n’est même pas encore en discussion.

La brutalisation de la vie politique par Macron et ses serviteurs a un bilan :

– des burn out

– des suicides

– une société éco-anxieuse

– 1200 morts aux urgences en 2023

Et les caisses sont vides !

Monsieur  le minitre, avec 200 milliards d’aides aux entreprises sans contreparties, l’État finance la sphère privée qui délocalise, et non les services publics qui sont à l’os.

La réduction drastique des prélèvements obligatoires sur les plus riches et les bénéfices des entreprises, ce sont, selon la cour des comptes, 62 milliards par an qui manquent au budget depuis 7 ans

Il paraît que vous cherchez 60 milliards…

– supprimez les niches et les dispositifs inefficaces

– faites contribuer les ultra-riches et les grands groupes

– Faites peser l’effort de transition sur les plus gros pollueurs

– redonnez des moyens aux collectivités

En rétablissant la CVAE de façon progressive par exemple. C’est 50 milliards sans hausse d’impôt sur les classes moyennes et populaires.

Pour les 10 restants : une taxe au km sur les marchandises est une piste de réflexion.

Et pour donner des marges à tout le monde, obtenir un « Opt out » sur l’énergie pour la France et revenir aux tarifs réglementés de l’énergie.

La politique de l’offre est une catastrophe pour les finances publiques et le mythe du ruissellement une calamité pour les ménages au reste à vivre qui baisse.

Nous avons 147 milliardaires en 2024, contre 67 il y a dix ans : ces gens là n’aiment pas la France. Ils n’aiment que le fric qu’ils délocalisent également.

Leur égoïsme est sans limite: nos riches nous coûtent un pognon de dingue !

Avec la complicité de l’Élysée, ils détruisent notre pays.

Monsieur  le ministre, sept années au profit de quelques-uns le tout fait en cachette, au point que mon collègue, Eric Coquerel, président de la Commission des finances, souhaite en faire une commission d’enquête afin d’étudier l’évolution des déficits publics.

Monsieur le ministre, parce-qu’une autre économie est possible le groupe La France Insoumise – Nouveau Front Populaire refusera l’austérité du budget 2025 que vous nous proposez.

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One response to “Vidéo: Dette: « Par vos choix budgétaires, à la détresse, vous ajoutez la souffrance! »”

  1. […] Le projet de loi de finances est enfin devenu public et il s’avère l’un des plus sévères de la Cinquième République avec 60 milliards d’économies à trouver pour faire face à la forte dégradation des comptes publics ces deux dernières années.Le gouvernement mène un nouveau coup de rabot sur nos services publics : ce seront notamment 4000 postes d’enseignants en moins pour l’Education nationale, 500 pour France Travail. Ce seront donc moins d’accompagnants pour aider les demandeurs d’emplois. J’en sais quelque chose, à défaut d’accompagnement satisfaisant, nous recevons des appels de certains demandeurs à ma permanence souhaitant obtenir de l’aide dans leurs démarches.Si une taxation des très grandes entreprises et des très hauts revenus est proposée dans ce même budget, elle ne l’est que pour deux ans alors que le pays est en demande de consolidation budgétaire qui puisse réduire notre déficit public à long terme.Les retraités attendront six mois de plus avant de voir revalorisées leurs retraites.Les collectivités se verront amputées d’une partie du reversement de la TVA et de 800 millions d’euros sur ce même fonds.Tandis que le budget de l’Elysée et des deux chambres est en augmentation, 3 millions pour la présidence et 13 millions pour ces dernières. Le gouvernement a finalement reculé devant le scandale que représentait ces mesures face à la cure d’austérité imposé partout ailleurs. Voir la vidéo de mon discours à l’Assemblée sur le sujet. […]

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