Contexte: un projet de loi sur la fin de vie va finalement être envoyé au Conseil d’État et est attendu en Conseil des ministres en avril, pour un examen par l’Assemblée nationale à partir du 27 mai. Après la constitutionnalisation de l’IVG, cette annonce d’un texte de loi est une nouvelle victoire idéologique pour nous et le projet porté par La France Insoumise et le programme l’Avenir en Commun.
A cette occasion René Pilato a été intervenant à la conférence “fin de vie et laïcité” au lycée de l’Oisellerie à la Couronne. Un moment riche d’enseignement pour faire le point sur une question complexe. Car si les français sont majoritairement pour donner un droit à mourir dans la dignité, il devient plus difficile de définir dans quelles conditions exactement ce droit peut être donné. Le médecins peuvent-ils refuser cet acte? Peut-on donner son accord en avance? Les proches ont-ils leur mot à dire? Retour sur les moments forts de ce débats sur cet « ultime droit », celui de disposer de son corps dans les derniers moments de la vie.
Sur cette question il est important de confronter les avis, et de faire avec et malgré les nombreuses influences contre ce projet, notamment religieuses. René Pilato a d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer l’évèque d’Angoulême, Monseigneur Gosselin, et de se confronter à cette sensibilité si différente. Si l’évèque et le député son d’accord sur de nombreux sujets il y a un désaccord profond sur ce sujet comme sur celui, pour des raisons similaires, de l’IVG.
La question de ce débat c’est aussi celle du respect de la conscience professionnelle des médecins qui pourraient refuser de pratiquer l’euthanasie. Sur cette opposition de principe tout à fait compréhensible nous pouvons opposer simplement le fait de mettre les moyens à la réalisation de ce droit en créant, par exemple, des équipes mobiles pour aller à la rencontre des malades.
Car les français ont déjà recours à l’aide à mourir. Comme pour l’IVG dans les pays où de droit n’est pas reconnu, ceux qui en ont les moyens vont ainsi par milliers chaque année à l’étranger pour avoir accès à ce type d’acte. Il en découle une inégalité flagrante d’accès au droit entre ceux qui ont les moyens de faire cette procédure et ceux qui les ont pas.


Merci à M. Marion Jean-Marie président Laïcité République Charente ainsi qu’à Charente Libre avec Stéphane Urbajtel pour l’animation.















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