René Pilato a participé à la célébration des 40 ans d’Emmaüs Angoulême-Cognac-Confolens installée à La Couronne. L’occasion de reconnaître l’engagement constant de l’association envers les personnes accueillies et ses actions en faveur du réemploi.







Lors de sa visite des 40 ans d’Emmaüs Angoulême-La Couronne, le député René Pilato a pu mesurer l’ampleur et la diversité des actions menées par l’association. Accueilli par les Compagnes et Compagnons, les salariés et les Amis-bénévoles, il a visité les ateliers installés dans une ancienne usine papetière. Dans l’atelier de tri des vêtements , seulement 30 % des dons sont proposés à la vente, représentant 20 % du chiffre d’affaires, tandis que le reste est systématiquement orienté vers le recyclage. Une structure d’insertion implantée à de Niort, Trio, trie à nouveau les vêtements dont une partie peut notamment être transformée par Le Relais en isolant thermique pour les bâtiments.
Avant la mise en boutique, les articles sont rangés et les Compagnes et Compagnons nettoient méticuleusement les dons reçus avant leur mise en vente. Les dons des entreprises, qui ouvrent droit à des déductions fiscales, apportent un complément. Une baisse du volume et de la qualité des dons a été constatée cependant ces dernières années, particulièrement liée à l’essor des plateformes comme Vinted et le développement global de la « deuxième main », avec la multiplication des recycleries.
Pour assurer le fonctionnement de ses trois sites en Charente, Emmaüs a besoin de 36 000 € par semaine. Attachée à son indépendance, l’association ne sollicite pas de subvention publique pour son fonctionnement. Elle accueille 55 Compagnes et Compagnons et leurs familles, lesquels participent à l’activité, en leur garantissant un logement, un accompagnement, une allocation mensuelle de 460 € par mois, un soutien à la scolarité des enfants et un accès aux soins.
À Confolens, Emmaüs a récemment acquis un ancien hôtel pour loger les Compagnons, face à une pénurie criante de logements. La mairie a mis à disposition une salle de vente locale pour douze ans, en échange du paiement des charges.
Emmaüs Angoulême- Cognac- Confolens-La Couronne incarne des valeurs de coopération et d’accueil inconditionnel. L’association s’est mobilisée contre le « délit de solidarité » et défend un modèle où la place des plus fragiles est centrale. Une exposition photo, réalisée par les bénévoles, retrace l’histoire du site, et notamment l’épisode marquant de l’incendie violent du bâtiment en 1996, tandis qu’un livre, un documentaire et une exposition photos ont été présentés par la photoreporter Isabelle Serro.
Les Compagnes et Compagnons nous ont témoigné de leur expérience à Emmaüs où le quotidien du travail avec des personnes en situation de précarité ou d’exclusion, en situation de handicap, qui apprennent tout juste à parler la langue ou en difficulté sociale incite à sortir des logiques d’efficacité pour entrer dans la coopération : « A force on finit par être attentif aux autres ». Lors de la pandémie de Covid-19, des Compagnes et Compagnons ont spontanément déposé des peluches sur les lits d’enfants relogés en urgence après un incendie.
La présence de Patrick Atohoun, président d’Emmaüs International et originaire du Bénin, a souligné l’importance de la dimension internationale du réseau Emmaüs. La visite s’est achevée par un repas préparé par les compagnons. Chaque année, cinq à six conteneurs sont expédiés vers des pays d’Afrique et d’Europe de l’Est, renforçant les liens avec des communautés en dehors du territoire national.
La visite s’est achevée par un repas préparé par les Compagnes et Compagnons







Matthieu Dussaigne















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