
Point politique national et international du 6 octobre 2025
Retrouvez chaque semaine l’analyse insoumise de votre député sur l’actualité: nationale, internationale, à l’Assemblée, à Matignon, au palais Bourbon et à l’Élysées.
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INTERNATIONAL
– Comme d’habitude Israël méprise le droit international en attaquant les flottilles attaquées ce qui a provoqué un immense soulèvement dans le monde entier.
Israël est maintenant totalement isolé sur la scène internationale et est oblisé de ceder sur le plan de paix proposé par Trump.
– Poutine toujours à tester la cohérence européenne par l’envoie de drones russes qui ont survolé le Danemark et l’Allemagne. La France a arraisonné un Pétrolier russe dans la manche qui tentait de contourner l’embargo sur le pétrole. Dommage qu’elle ne fasse pas de même en appliquant un embargo total vis-à-vis d’Israël.
NATIONAL
Du coté de l’Élysée
– Macron, en coulisse, refuse à Lecornu toute une liste de ministres proposés, c’est bien un nième gouvernement Macron qui est proposé.
Du coté de Matignon
– Lecornu renonce au 49.3 sous prétexte de laisser travailler le parlement, mais en retardant les échéances, un budget hors délai reprendrait celui de 2025 et passerait par ordonnances, toujours en ignorant le parlement. Une véritable arnaque digne des pratiques macronistes. Lecornu confirme bien la dérive droitière de Macron.
– Les oppositions en carton « consternées » après la présentation du gouvernement. On prend les perdants avec le retour de Bruno Le Maire, une provocation qui a fait exploser toute le bloc central et le socle commun. LR et UDI quittent le navive… À suivre !
Au palais Bourbon
– Accord macronlepenisme et extrême-droitisation du gouvernement pour les places importantes au gouvernement (VP à l’AN, bureau de l’AN, déclaration sur l’AME, taux d’amendement du RN…) Bref c’est la fin du barrage républicain.
En circonscription
– L’État policier se met en place : forte présence policière avec des boucliers, policiers infiltrés en civil sans RIO ni brassards, la police qui a cherché a empêché la tenue d’une Assemblée Générale, tensions inutiles. Changement de consignes ? Une clarification sur les ordres reçus ou non par un ministre démissionnaire ne serait pas superflu.
– Le département de Charente bascule à droite avec l’attribution de quatre vice-présidences à celles et ceux qui se disaient de gauche… Il n’y a pas qu’au national où la parole et l’engagement vis-à-vis des électrices et électeurs n’est pas tenu. C’est aussi navrant. L’attelage de « gauche » explose en trois groupes.
Divers
– 2 octobre : il y a une demande d’un mouvement plus dur plutôt que des manifs perlées.
– Le PS et PP préfèrent faire cavalier seul, stratégie irresponsable qui ne peut que faire monter le RN.
Agenda
– Lecornu a jusqu’à mercredi soir pour trouver une solution au naufrage de Macron. En a-t-il les moyens, envie ?
La semaine du député
- Mercredi 1er octobre: participation à l’audition de Gabriel Zucman.
Moment marquant de la semaine. Trois économistes de renommée mondiale ont été invités à l’Assemblée par Eric Coquerel pour débattre de la taxation des super-riches. Un débat crucial qui met en lumière l’impact des milliardaires sur la démocratie et l’économie.




- Jeudi 2 octobre: Nuit du Droit à Angoulême.
Au Tribunal judiciaire d’Angoulême, la Nuit du Droit 2025 a rassemblé magistrats, avocats, psychiatres, représentants du SPIP, mandataires judiciaires et citoyens autour du thème « Justice et santé mentale ».
Après la projection du film Douze jours de Raymond Depardon, les échanges ont porté sur les soins psychiatriques sans consentement, leur encadrement juridique et le rôle du juge des libertés et de la détention dans la protection des droits des personnes hospitalisées.
Les intervenants présents à la table ronde ont également été questionnés sur la formation des magistrats face aux troubles psychiques, ainsi que sur l’apport des ethnopsychiatres et des ethno-magistrats, qui contribueraient à une approche plus humaine et culturelle des situations rencontrées, à une meilleure communication.
Le SPIP est brièvement intervenu pour évoquer le suivi et la réinsertion des personnes souffrant de troubles psychiatriques à leur sortie de détention.
Tous ont dénoncé le manque criant de moyens qui paralyse la justice, la psychiatrie et les services d’accompagnement, malgré l’importance cruciale de leurs missions. Une question posée par une personne du public membre de l’UNAFAM a mis en lumière une réalité choquante et inacceptable : comment peut-on continuer à tolérer qu’avec 40 % des postes en psychiatrie vacants et un manque de personnel formé, 30 % des personnes incarcérées présentent un trouble psychique, dont l’état se détériore inexorablement en prison ? Ce chiffre n’est pas qu’un problème statistique : c’est le signe d’un abandon collectif, d’une politique publique défaillante, et d’une violence institutionnelle qui condamne les plus vulnérables à souffrir encore davantage derrière les barreaux après avoir commis des actes parfois irréparables, faute de soins anticipés.


- Jeudi 2 octobre: Rassemblement contre la politique d’austérité d’Emmanuel Macron.
Lecornu a confirmé qu’il poursuivra la même politique aberrante d’austérité rejetée par une immense majorité de français. La mobilisation se poursuit. La France Insoumise déposera une motion de censure contre ce nouveau gouvernement anti-populaire et continuera de se battre pour la destitution du responsable du chaos : Emmanuel Macron.












- Samedi 4 octobre: Forum de l’eau, organisé par Bassines non merci (BNM Aume Couture)
De nombreuses associations présentes pour témoigner de leurs actions en Charente:
Projet de constructions douces allant dans le sens de la sobriété (ex d’un kiosque) le long des sentiers métropolitains, avec un collectif d’artistes qui intervient pour faire des ateliers créatifs auprès des jeunes sur l’aménagement écologique du territoire. Merci aux Anartisanes !
C’est cette année le 4e forum de l’eau en Charente, créé au plus fort de la lutte contre les megabassines.
Était invité Frédéric Gautier de Charente Eaux. C’est un établissement public créé en 2014 pour regrouper des entités préexistantes (Département, services de l’Etat et syndicat de l’harmonisation de l’eau potable). Leurs compétences vont de l’eau potable aux les milieux aquatiques et assurent un accompagnement des collectivités. A été ajoutée nouvellement la gestion des eaux pluviales. La structure met à disposition des outils techniques aux collectivités pour permettre l’accès à l’ingénierie publique. Cela peut se traduire concrètement par exemple par un diagnostic sur l’état des infrastructures.
Les collectivités sont propriétaires des réseaux et sont donc en droit de connaître l’état de leurs infrastructures même si elles font appel à des délégataire.
4 syndicats d’eau sont gestionnaires en Charente depuis la loi Notre. 93 ouvrages de prélèvement en service. 9915 km de réseau pour 1,63 m3/jour/km de pertes d’eau. L’état du réseau impose davantage d’entretien que de renouvellement (qui est au rythme de 1% sur Grand Cognac). Cela coûterait 1euro 20 par m3 sur la facture pour financer le renouvellement. Le pourcentage de perte est plus élevé qu’ailleurs. Il y a des techniques pour repérer les fuites par l’acoustique. Sachant que le budget de l’eau est dépendant uniquement de la facture d’eau, pour les petites communes c’est complexe.
Concernant le traitement des PFAS, quand on investit dans une usine de traitement, c’est 3 millions d’euros d’investissement.
Depuis 2009, des aires de captages sensibles ont été identifiés car sensibles aux pollutions diffuses. Il en existe 40 en Charente, dont la Touvre.
Un outil informatique a été travaillé en interne pour donner des données aux collectivités : SeQOya.
La loi de finances propose de ponctionner l’agence de l’eau Adour Garonne de 28 millions d’euros. C’est un hold up de l’état. René Pilato a rappelé qu’il s’agit d’un choix politique
Présentation du conseiller municipal Maxime Ghesquiere à Bordeaux.
Bordeaux métropole est passée en régie publique de l’eau. Pour un coût réduit, pour une gestion transparente avec sièges pour élus pour la question des appels d’offre par exemple.
En 2020, Suez qui avait le partenariat depuis Chaban Delmas (Délégation de service publique) risquait de partir avec les logiciels et une partie des infrastructures. Cela a obligé les citoyens à payer une nouvelle fois des logiciels. En 2023 la collectivité a récupéré l’assainissement. Mais pas de mise en place des premiers mètres cubes d’eau et suppression de la progressivité.







- Samedi 4 octobre: Festival A l’échelle de l’échelle :
Aux tuileries de Niollet à Garât organisé par l’association l’Echallou.
Faire un point sur le lieu, pépinière des Compagnons du végétal (lieu qui appartient à Grand Angoulême). Travail essentiellement sur la réparation des sols par l’agroecologie. « Humus, humain »
Un travail est fait sur l’eau avec le réseau de petites marres.
Les haies sèches avec branchages morts (nourrit le sol, protége du vent)
Un questionnaire citoyen va être organisé.
Lieu aménagé pour les repas partagés du vendredi soir
Un travail sur les graines de légumes est fait (grainotheque)
Concert sous séchoir
Avec plein d’exposants (miel, jus de pomme, fromage, une gratiferia de vêtements) et d’artisans (boulangerie, ferronnerie, decoupe de bois).
Stand June








- Samedi 4 octobre: Salon des arts et de lettres – remises des prix du concours de poésie de l’association des arts et lettres de Voeuil et Giget.
40 acteurs et 15 artistes forment cette association.
33 personnes ont participé au concours, le jury a dû âprement travailler pour désigner les gagnants au vu de la qualité des textes. Autour du thème « soir d’été », une dune au sable chaud, des chats qui ronronnent, des embruns au goût de sel, RN10 d’outre-atlantique… bravo aux participant-es.








Excellente semaine,
René Pilato, Député de Charente
Avec Aude Marchand, députée suppléante et collaboratrice parlementaire, avec Anthony Brondel, Eileen Chaix, Matthieu Dussaigne et Vincent Biton, collaborateurs parlementaires, avec Monique Lecru, qui participe au fonctionnement de la permanence, avec François Quirier-Tanei, qui assure la mise à jour et le fonctionnement du site internet, et avec Lydie Rossard, qui assure l’entretien de la permanence.















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