Point politique du 24 novembre 2024
NATIONAL :
Poursuite de la mobilisation des agriculteurs contre l’accord entre l’UE et le Mercosur: seul le groupe de la gauche européenne au Parlement européen et LFI au parlement français ont voté contre ce traité. Le gouvernement qui dit vouloir se battre contre son adoption par l’UE est donc hypocrite.
Samedi 23 novembre, dans toute la France, des mobilisations pour l’élimination des violences faites aux femmes. L’action du gouvernement se cantonne à toujours si peu de moyens et des mesures qui ne sont pas à la hauteur du constat.
La nomination de Salima Saa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes-hommes et ancienne femme d’affaires éloignée des sujets, étonne.
La France Insoumise a déposé une proposition de loi pour abroger le délit d’apologie du terrorisme dans le droit pénal afin de le replacer dans le droit de presse. En droit pénal, ce délit est malheureusement instrumentalisé notamment à l’encontre de l’Union juive pour la paix mais également contre les leaders des syndicats. Ainsi, aujourd’hui une seule position est possible à propos de la situation à Gaza et aucune autre au risque de faire l’objet de cet apologisme. Nous remettons simplement ce délit au bon endroit afin de permettre une parole libre sur le conflit au moyen-orient.
Une proposition de loi a été également déposée par notre présidente de groupe, Mathilde Panot, visant à interdire les licenciements boursiers lorsqu’il y a des versements de dividendes, en résonance avec l’ensemble des mobilisations face et aux multiples plans sociaux qui touchent des entreprises ayant bénéficié d’aides publiques.
Du côté de l’Élysée :
Résultat de la COP29 présidé par le ministre de l’écologie de l’Azerbaïdjan, un dirigeant de société pétrolière: 300 milliards ont été débloqués tandis que les pays en voie de développement avaient besoin de 1000 à 1300 milliards de finance climatique dès 2025, selon l’expertise officielle. Plus de 120 jets privés à la COP29 (et autour de 660 vols liés à l’événement), contre moins d’une cinquantaine l’an dernier. Pour un résultat politique proche de zéro.
Emmanuel Macron a déclaré que les haïtiens étaient « complètement cons » d’avoir sorti leur ancien premier ministre Garry Conille. Que Macron commence par connaître l’histoire et la dette scélérate imposée par la France à Haïti, première République noire du monde.
Sur le dérapage du budget, Bruno Le Maire, Élisabeth Borne, Gabriel Attal et Emmanuel Macron ont tous leur part de responsabilité dans la dérive du déficit, estime la commission des finances dans un rapport cinglant. « Attentisme », « inaction », « double discours », « calculs à courte vue », « irresponsabilité », « déni collectif », « inconscience » apparaissent dans le rapport à leur égard.
Bref : des incompétents !
Du côté de Matignon :
Il semble que les jours soient dorénavant comptés pour le gouvernement Barnier. Peu semblent miser sur sa survie au-delà des fêtes de Noël.
En cas de recours à un 49-3 sur le projet de loi de finances, le NFP déposera une motion de censure. Le RN sauvera-t-il une fois encore le couple Macron-Barnier ?
L’adoption de la motion de censure signerait définitivement l’impasse politique dans laquelle Macron s’est enferré avec une dissolution politicienne hasardeuse.
INTERNATIONAL
- En pleine nouvelle phase d’escalade en Ukraine, après le lancement d’un missile balistique à moyenne portée par les Russes, l’Europe discute de l’envoi de troupes occidentales et de sociétés de défense privées sur le sol ukrainien, toujours au mépris de la vie des civils, en réponse du désengagement attendu des États-Unis avec l’élection de Donald Trump.
- La Chambre préliminaire de la CPI a délivré des mandats d’arrêt à l’encontre de MM. Benyamin Nétanyahou, Yoav Gallant ex-ministre de la Défense, et l’ex-chef de la branche armée du Hamas feu Mohammed Deif, reconnus coupables pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis depuis le 8 octobre 2023. La communauté internationale doit faire bloc pour mettre à exécution ces mandats d’arrêts si présence de ces responsables sur leur sol.
LA SEMAINE DU DÉPUTÉ:
- Comité de suivi de la rocade d’Angoulême à la Direction Départementale des Territoires, lundi 18 novembre.
L’objet est de présenter aux élus le projet d’expérimentation, porté par la Préfecture et le Département de la Charente, de réduction de vitesse sur la RN10 sur le tronçon « rocade d’Angoulême ». L’objectif est de faire passer la limitation de vitesse en 2025 de 110 à 90km/h pour les voitures et de 90 à 70km/h pour les poids lourds (PL). Ce projet fait suite à un courrier envoyé par le Préfet de région.
L’enjeu est d’ »apaiser la circulation ».
Sur ce tronçon circulent en moyenne par jour (TMJA) 50 000 véhiculent, la part de poids-lourds varie entre 23 et 33% (ce qui est stable depuis 2019) et la vitesse moyenne aux alentours de 100 km/h. En 2023, 55 accidents (tous accidents, corporels et matériels) sont survenus, 1 accident corporel en 2020.
L’expérimentation, qui serait lancée courant 2025, mènerait à une perte de temps d’un minute 22 secondes, ce qui est dérisoire.
Elle doit être précédée d’études, notamment pour déterminer le « avant/après » sur plusieurs critères : vitesse réelle, accidentologie, qualité de l’air et bruit.
Plusieurs problèmes pour ces indicateurs : les services de l’Etat n’ont que des données vieilles de 2019 sur la qualité de air et le bruit (et n’étaient pas réalisée en continu) et l’association ATMO estime que les mesures de la qualité de l’air visant à établir un comparatif avant/après ne seront que partiellement exploitables en raison des variations des conditions météorologiques. Selon eux, il est à prévoir que l’écart de la pollution de l’air ne soit pas très sensible.
Les élus locaux se sont exprimés en faveur de expérimentation. Ils ont remarqué qu’une réunion de pilotage sur le même sujet d’expérimentation avait eu lieu en 2018 et que, depuis, le sujet n’avait pas avancé. Pourtant, les remontées des habitants sur les nuisances sonores en périphérie de la nationale s’accumulent et appellent une réponses des pouvoirs publics pour la mise en place de murs anti-bruit tout le long de la portion.
A Chalonne ou à la Tour Saint-Jean (à la Couronne) par exemple, on ne peut pas sortir le soir l’été devant chez soi au risque de ne pas s’entendre parler. Ce qui entraîne la baisse du prix des maisons sur le marché.
Pour plusieurs d’entre eux dont la sénatrice Nicole Bonnefoy, le problème réel est celui du nombre de poids-lourds empruntant la nationale, plus avantageuse financièrement que les portions d’autoroute payantes. C’est la raison pour laquelle elle propose une interdiction des poids-lourds la nuit. En effet, émission de bruit d’un poids-lourd équivaut à l’émission sonore de 4 véhicules légers. Il faut noter que le fait de passer les poids-lourds à 70 km/h fait que l’infraction, s’ils continuent de rouler à 90 km/h, change de catégorie et que cela va entraîner probablement un effet sur le nombre d’excès de vitesse.
Ils soulignent également que certains polluants comme les Nox sont bien moins émis quand on baisse la vitesse et qu’il n’y a pas beaucoup d’agglomérations où la vitesse de la rocade est de 110 km/h.
Article de réaction des entreprises du transport
Article de CL sur la réunion du comité en 2018

- Rassemblement pour la Petite Enfance, le mardi 19 novembre. Veille de la journée internationale des droits de l’enfant, une mobilisation dans de nombreuses villes et bien entendu à Angoulême. Le slogan « Pas nos bébés à la consigne » s’affiche sur les pancartes de nombreuses personnes travaillant pour la petite enfance. Il alerte sur les préoccupations des professionnels du secteur, des familles, et des citoyens face aux difficultés rencontrées dans les structures d’accueil des jeunes enfants.
Voici quelques revendications portées haut et fort et en chanson aussi :
==> Des conditions de travail dignes : Les personnels réclament une reconnaissance de leurs métiers, de nombreuses éducatrices, auxiliaires, assistantes, agents de services sont présentes et réclament des salaires plus justes et davantage de moyens humains et matériels pour exercer leur travail dans de bonnes conditions, pour les enfants accueillis et pour elles.
==> Une prise en charge de qualité : Les enfants ont besoin d’attention pour apprendre à vivre en société, il est nécessaire d’avoir une approche bienveillante et éducative et non quantitative.
==> Il est aussi évoqué, le manque de places et de financements : Les familles peinent à trouver des solutions adaptées en raison de la surcharge des structures existantes. Les manifestants évoquent aussi les problèmes de congés maladie non remplacés ou des personnels qui changent souvent, ne permettant pas aux enfants de tisser un lien facilement et épuisant les équipes en sous-effectif.
Les crèches ne doivent pas être lucratives et l’argent donné par l’état doit l’être pour un service public de qualité, les enfants d’aujourd’hui sont notre société de demain !
Nous resterons attentifs à cette situation.







- Mercredi 20 novembre: Notre proposition de loi pour le blocage des prix de l’énergie et le retour des tarifs réglementés a été adopté en commission!!! A suivre en séance publique le jeudi 28 novembre dans le cadre de notre niche parlementaire FI!

- Inauguration de la résidence hôtelière à vocation sociale Ekolia à La Couronne – le mercredi 20 novembre. Cette résidence est la première sur un modèle mixte de logements étudiants et d’offre hôtellerie. Située sur le campus des Valois, la résidence propose 40 studios et des espaces partagés ainsi que plusieurs services. Le modèle de location, flexible, permet notamment aux alternants de payer un loyer uniquement pendant leurs périodes de cours.



- Revitalisation « Coveris », comité de pilotage, le mercredi 20 novembre. Coveris est un groupe de packaging qui a fermé un site en Charente (48 emplois) en 2023. Il a une obligation légale de signer une convention de revitalisation. L’obligation de revitalisation est un dispositif légal récent de soutien des territoires en difficulté. Ce dispositif vise en effet à soutenir l’activité économique des territoires dont l’équilibre est mis en difficulté par l’ampleur de certains projets de licenciements. La convention signée avec la Préfecture de la Charente permettra de mettre à contribution l’entreprise à hauteur de 205 000 euros pour créer de l’emploi ou mettre en place les conditions pour le faire sur le territoire de Grand Angoulême. L’action menée dans le cadre de la convention se concentre principalement 1) sur les startups d’Eurekatech (technopole de Grand Angoulême), 2) les acteurs de l’insertion et de la formation et 3) le soutien d’acteurs de économie sociale et solidaire (comme le Lieu Utile à Angoulême).
- Rencontre avec Michel Cavaille de Passerelles et Compétences – le jeudi 21 novembre. L’association, créée il y a 22 ans, accompagne d’autres acteurs associatifs ayant besoin de compétences spécifiques. Elle cherche également à développer le mécénat de compétence afin de permettre aux salariés, notamment de grands groupes, de mettre leur expertise au service de missions sociales.


- AG du CIDFF Charente, le jeudi 21 novembre. Un point a été fait sur les activités de l’association, notamment en faveur du retour à l’emploi des femmes après de long arrêts de travail ou encore l’accès aux droits. L’association accueille également depuis septembre sa nouvelle directrice Pauline Tamisier ainsi que de nouvelles bénévoles, de quoi démontrer son dynamisme.

- Nuit de l’orientation organisée par la CCi de Charente, le vendredi 22 novembre. De riches discussions avec les acteurs du monde industriel et agricole charentais. La déconnexion du pouvoir macroniste mène le pays dans le mur. C’est pourtant dans l’écoute et la co-construction avec les acteurs de terrain que nous arriverons à agir efficacement pour faire bifurquer notre modèle économique pour répondre aux besoins de la population. Un constat commun: la concurrence déloyale organisée par les accords de libre-échange met en difficulté notre tissu industriel et agricole charentais. S’opposer aux traités de libre-échange est un impératif économique, social et écologique.



- Inaugurations Scanner & IRM 1.5 T au CH de Girac, le vendredi 22 novembre. L’hôpital de Girac vient d’acquérir de nouveaux équipements médicaux afin d’améliorer la prise en charge des patients, notamment un scanner dernier cri, avec une IA intégrée et installé à proximité du service des urgences. Cette nouvelle installation permet une meilleure accessibilité et une prise en charge plus rapide des patients en situation d’urgence. Par ailleurs, l’IRM de l’hôpital a été renouvelée, garantissant ainsi des examens d’imagerie médicale de qualité supérieure. Ces investissements témoignent de l’engagement de l’hôpital à offrir des soins de santé plus efficaces et adaptés aux besoins de la population et convaincront, nous l’espérons, les stagiaires de ce service à rester ensuite en Charente.






- Visite de l’EHPAD « La croix du maréchal » à Soyaux, le vendredi 22 novembre. Rencontre avec le personnel et les résidentes et résidents de l’EHPAD privé de La croix du maréchal. 95 résidents autonomes à semi-autonomes . 1 unité de vie protégée très recherchée car peu de places 13 lits seulement dans cet établissement et peu d’ehpad en disposent. Il y a un bâtiment principal avec des chambres et des pavillons composés de 3 studios.
Pour obtenir une place, il y a la possibilité de passer par la plate-forme « via trajectoire » qui permet de créer un dossier de demande et en fonction des critères sélectionnés, le dossier sera adressé aux ehpad correspondants le mieux.
Dans ce lieu, il y a un soignant pour prendre soin de 6 à 7 résidents en unité protégée et pour 9 à 10 résidents dans les autres services. 4 infirmiers et 1 médecin coordinateur sont présents et les nuits se sont 3 aides soignants qui veillent sur les habitants du lieu.
Une demande est faite afin que soit mis en place, comme dans d’autres départements, des infirmiers mutualisés par secteur la nuit, sans avoir à passer par des appels à projets. L’ARS pourrait peut être mettre cela en place ?









Avec Aude Marchand, députée suppléante et collaboratrice parlementaire, avec Matthieu Dussaigne, collaborateur parlementaire, avec Anthony Brondel, collaborateur parlementaire, avec avec Aurélie Lecointre collaboratrice parlementaire, avec Eileen Chaix collaboratrice parlementaire, avec Monique Lecru, qui participe au fonctionnement de la permanence, avec François Quirier-Tanei, qui assure la mise à jour et le fonctionnement du site internet, avec Lydie Rossard, qui assure l’entretien de la permanence.
Excellente semaine, René Pilato Député de Charente















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